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culture

Festival de l’Aïr : Le Premier ministre burkinabè accueilli en grande pompe à Iferouane

Publié le par FASO PATRIOTES TV

Le Premier ministre du Burkina Faso, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a foulé ce vendredi soir le sol d’Iferouane afin de prendre part à la 17ᵉ édition du Festival de l’Aïr, l’un des plus prestigieux rendez-vous culturels de la région d’Agadez. À ses côtés, son homologue nigérien, hôte de cette édition marquée par la fraternité sahélienne et la mise en lumière du patrimoine touareg.

 

Avant de rejoindre Iferouane, la délégation burkinabè a observé une étape à Agadez, où le Chef du Gouvernement a bénéficié d’une accueil particulièrement chaleureux de la part de la communauté burkinabè et des autorités régionales. Une soixantaine de ressortissants, mobilisés avec enthousiasme, ont tenu à saluer un moment qualifié d’« historique », estimant qu’il s’agit de la première visite d’un Premier ministre burkinabè dans cette ville carrefour du Sahel.

 

Parmi eux, M. Zoré Alassane, figure respectée de la diaspora burkinabè à Agadez depuis un quart de siècle, n’a pas caché son émotion :

 

« Ce fut un plaisir immense de venir accueillir notre Premier ministre », a-t-il confié, visiblement ému.

 

Installé depuis vingt-cinq ans dans la cité, où il exerce dans le jardinage, l’entretien paysager et la construction de piscines, M. Zoré explique avoir toujours maintenu un lien fort avec son pays grâce aux services consulaires désormais érigés en ambassade. « Je me débrouille ici, Alhamdoulilah. J’ai toujours représenté dignement le Burkina. Beaucoup m’appellent “Burkinabè” parce qu’ils ont vu en moi un homme intègre, poli et bien éduqué », témoigne-t-il avec fierté. Il précise que sur la centaine de Burkinabè recensés à Agadez, plus de 70 ont tenu à se joindre à l’accueil du Premier ministre.

 

Après cette escale empreinte de fraternité et de symbolisme, la délégation a pris la route pour Iferouane, où le Premier ministre a assisté, aux côtés de ses homologues du Tchad et du Niger, à la cérémonie d’ouverture d’un festival célébrant les cultures, les traditions et l’identité plurielle du Sahara central.

 

La présence du Chef du Gouvernement burkinabè à cet événement témoigne de la volonté des autorités de renforcer les liens culturels et diplomatiques au sein de la région sahélienne, dans un contexte où la solidarité et la coopération apparaissent plus que jamais essentielles.

 

Saidicus Leberger

Pour Faso Patriotes TV

Festival de l’Aïr : Le Premier ministre burkinabè accueilli en grande pompe à Iferouane
Festival de l’Aïr : Le Premier ministre burkinabè accueilli en grande pompe à Iferouane

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Festival de l’Air: le Premier Ministre burkinabè est arrivé à Iferouane

Publié le par FASO PATRIOTES TV

Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, est arrivé ce vendredi soir à Iferouane pour participer à la 17e édition du Festival de l’Aïr, un rendez-vous culturel majeur dans la région d’Agadez. Le Chef du Gouvernement était aux côtés de son homologue nigérien.

 

Le Premier Ministre burkinabè  à Iferouane
Le Premier Ministre burkinabè à Iferouane

Avant d’arriver à Iferouane, la délégation a marqué une escale à Agadez où le Premier ministre a reçu un accueil chaleureux de la communauté burkinabè et des autorités régionales. Une soixantaine de Burkinabè résidant dans la ville s’est mobilisée pour saluer leur Premier ministre, un moment qu’ils ont qualifié d’historique, affirmant que c'est la première fois qu'ils croisent un Chef de Gouvernement burkinabè à Agadez.

 

Parmi ces ressortissants, M. Zoré Alassane, figure respectée de la communauté, a exprimé sa joie profonde : « Ce fut un plaisir immense de venir accueillir notre Premier ministre », a-t-il déclaré, visiblement ému.

 

Installé à Agadez depuis vingt-cinq ans, M. Zoré exerce dans le jardinage, l’entretien des espaces verts et la construction de piscines. Originaire de Komyanga, il a également confié : « Ça fait 25 ans que je suis ici. J’ai toujours gardé des liens avec le pays grâce au consulat érigé maintenant en ambassade. Je suis originaire de Komyanga. Ici, je me débrouille, Alhamdoulilah. »

 

Il a ajouté que sur une centaine de Burkinabè, plus de 70 se sont mobilisés pour accueillir le Premier ministre. Respecté pour son intégrité et sa politesse, il explique aussi pourquoi beaucoup l’appellent simplement « Burkinabè » : « Quand je suis arrivé ici, j’étais trop poli avec tout le monde. Ils ont vu que j’étais un enfant bien éduqué, un patriote, un homme intègre. C’est pour ça qu’ils m’appellent comme ça. »

 

Après cette étape, le Premier ministre a mis le cap sur Iferouane où il a assisté à la cérémonie d'ouverture du Festival de l’Aïr aux côtés de ses homologues du Tchad et du Niger.

 

𝐃𝐂𝐑𝐏/𝐏𝐫𝐢𝐦𝐚𝐭𝐮𝐫𝐞

Le Premier Ministre burkinabè  à Iferouane
Le Premier Ministre burkinabè  à Iferouane
Le Premier Ministre burkinabè  à Iferouane

Le Premier Ministre burkinabè à Iferouane

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Ouagadougou vibre au rythme des REMA 2025 : la musique africaine au cœur d’un nouvel imaginaire créatif

Publié le par FASO PATRIOTES TV

La 8ᵉ édition des Rencontres Musicales Africaines (REMA) s’est ouverte ce jeudi 16 octobre 2025 à Ouagadougou, sous le thème « Sahel, un nouvel imaginaire créatif ». L’événement, dirigé par Alif Naaba, réunit pendant trois jours artistes, producteurs, managers et acteurs culturels venus de toute l’Afrique.

Alif Naaba (Photo REMA)
Alif Naaba (Photo REMA)

Le chef de coopération de l’Union européenne, Marc Duponcel, a salué le rôle majeur des REMA dans la professionnalisation et la valorisation du secteur musical africain, rappelant le soutien constant de l’UE au développement culturel du continent.

Alif Naaba et Marc Duponcel, chef de coopération de l’Union européenne (UE) au Burkina Faso (Photo REMA)
Alif Naaba et Marc Duponcel, chef de coopération de l’Union européenne (UE) au Burkina Faso (Photo REMA)

Au programme : conférences, masterclass, showcases, tables rondes, networking, concerts et tournoi de football artistique, faisant de Ouagadougou le carrefour panafricain de la créativité musicale.

Les REMA s’affirment ainsi comme une plateforme d’échanges et d’innovation, symbole d’une Afrique jeune, unie et résolument tournée vers un avenir où la culture devient moteur de transformation sociale et économique.

Saidicus Leberger

Pour Faso Patriotes TV

La 8ᵉ édition des Rencontres Musicales Africaines (REMA)
La 8ᵉ édition des Rencontres Musicales Africaines (REMA)
La 8ᵉ édition des Rencontres Musicales Africaines (REMA)
La 8ᵉ édition des Rencontres Musicales Africaines (REMA)
La 8ᵉ édition des Rencontres Musicales Africaines (REMA)
La 8ᵉ édition des Rencontres Musicales Africaines (REMA)
La 8ᵉ édition des Rencontres Musicales Africaines (REMA)
La 8ᵉ édition des Rencontres Musicales Africaines (REMA)
La 8ᵉ édition des Rencontres Musicales Africaines (REMA)
La 8ᵉ édition des Rencontres Musicales Africaines (REMA)
La 8ᵉ édition des Rencontres Musicales Africaines (REMA)
La 8ᵉ édition des Rencontres Musicales Africaines (REMA)
La 8ᵉ édition des Rencontres Musicales Africaines (REMA)
La 8ᵉ édition des Rencontres Musicales Africaines (REMA)
La 8ᵉ édition des Rencontres Musicales Africaines (REMA)

La 8ᵉ édition des Rencontres Musicales Africaines (REMA)

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Le SIMA 2025 s’installe à Cotonou pour booster la musique francophone

Publié le par FASO PATRIOTES TV

Cotonou – Après une première édition réussie en Côte d’Ivoire, le Salon des Industries Musicales d’Afrique Francophone (SIMA) revient du 10 au 15 novembre 2025 à Cotonou, au Bénin. Placé sous le thème « Du potentiel aux preuves : faire rayonner et financer les musiques d’Afrique francophone », l’événement réunira plus de 7 000 participants : artistes, producteurs, labels, institutions, bailleurs et grand public.

SIMA 2025
SIMA 2025

L’édition 2025 proposera six jours d’activités : résidence artistique immersive, salon professionnel et grand concert, avec des ateliers sur le financement, la propriété intellectuelle, le marché du live et l’export des talents.

Le Bénin, qui se positionne comme hub culturel et touristique régional, renforce ainsi son rôle dans le développement des industries culturelles et créatives. Le SIMA vise à professionnaliser l’écosystème musical, favoriser les collaborations et construire des modèles durables, permettant aux talents francophones de rayonner à l’international.

« L’Afrique francophone regorge de talents. Le SIMA accompagne leur professionnalisation et leur financement pour transformer ce potentiel en moteur économique », affirme Mamby Diomandé, fondateur du SIMA.

Le SIMA 2025 s’annonce comme un rendez-vous incontournable pour la musique et la culture francophone en Afrique.

Saidicus Leberger
Pour Faso Patriotes TV

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Ouagadougou : un livre et une vidéothèque pour éclairer le peuple sur la Révolution Progressiste Populaire

Publié le par FASO PATRIOTES TV

(Ouagadougou, 4 octobre 2025)Dans une atmosphère empreinte de solennité et de fierté nationale, le Ministre Directeur de Cabinet du Président du Faso, le Capitaine Martha Céleste Anderson Dekomwin MEDAH, représentant le Président du Faso, a présidé ce samedi la cérémonie de dédicace du livre « Le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a dit : de l’avènement du MPSR II à la proclamation de la Révolution Progressiste Populaire », couplée au lancement de la plateforme “Baoré”, une vidéothèque virtuelle consacrée aux actions et discours du Chef de l’État.

 Capitaine Martha Céleste Anderson Dekomwin MEDAH
Capitaine Martha Céleste Anderson Dekomwin MEDAH

L’événement, qui s’est tenu à Ouagadougou, marque une étape importante dans la préservation de la mémoire politique et historique du Burkina Faso contemporain.

Un ouvrage pour la postérité

Dans son allocution, le Capitaine MEDAH est revenu sur le contexte historique ayant conduit à l’avènement du Mouvement Patriotique pour la Sauvegarde et la Restauration II (MPSR II), né de la volonté de redonner à la Nation sa souveraineté face au terrorisme, à l’impérialisme et au sous-développement.

Cérémonie de dédicace du livre - Le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a dit
Cérémonie de dédicace du livre - Le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a dit

« Dans la dynamique d’éviter de travestir les faits, les gestes et les discours, nous avons décidé de consigner dans un document les prises officielles de parole du Président du Faso », a-t-il expliqué.

Ce recueil, a-t-il précisé, couvre la période allant du 30 septembre 2022 au 1er avril 2025, retraçant ainsi les moments forts de la Révolution Progressiste Populaire, à travers les déclarations et orientations du Capitaine Ibrahim TRAORÉ.

Serge Théophile Balima
Serge Théophile Balima

Composé de 307 pages, l’ouvrage rassemble de manière thématique les discours, allocutions et interventions du Chef de l’État, prononcés lors d’événements nationaux et internationaux. Véritable mémoire du temps présent, il se veut à la fois didactique, pédagogique, sociopolitique et historique, destiné à guider le peuple dans la compréhension de la trajectoire révolutionnaire du Burkina Faso.

Cérémonie de dédicace du livre - Le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a dit
Cérémonie de dédicace du livre - Le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a dit

“Baoré”, la vidéothèque de la Révolution

Dans le même esprit, la plateforme numérique “Baoré” a été présentée comme un outil interactif et patrimonial, mettant à disposition du grand public les discours et activités du Président du Faso sous forme audiovisuelle. Accessible via le site officiel de la Présidence du Faso (www.presidencedufaso.bf), “Baoré” se veut un espace de mémoire vivante, retraçant les fondements, la vision et les actions concrètes du Capitaine Ibrahim TRAORÉ dans la construction d’un Burkina nouveau.

Le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO
Le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO

Un témoignage de pensée et d’engagement

Le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO, a salué la portée symbolique et intellectuelle de cette double initiative.

« Ce livre est un ouvrage majeur, un témoignage de pensées et d’engagement, un véritable chef-d’œuvre », a-t-il affirmé, soulignant que « les discours du Président du Faso sont le miroir de son engagement, la matrice de sa pensée et le fil conducteur de sa gouvernance ».

Cérémonie de dédicace du livre - Le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a dit
Cérémonie de dédicace du livre - Le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a dit

Une œuvre de mémoire et de conscience nationale

À travers cette dédicace et ce lancement, le Burkina Faso s’engage à institutionnaliser la mémoire de son processus révolutionnaire. Le livre comme la vidéothèque “Baoré” deviennent ainsi des instruments de transmission et d’éducation citoyenne, destinés à préserver l’authenticité des faits, à nourrir la réflexion collective et à inspirer les générations futures.

En inscrivant les paroles et les actes du Capitaine Ibrahim TRAORÉ dans la durée, ces supports se dressent comme un phare symbolique au service de la vérité historique et de la construction d’une conscience nationale lucide et engagée.

Saidicus Leberger

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Grand-Bassam : Black Mojah illumine Jah Live avec son nouvel album Lumière divine

Publié le par FASO PATRIOTES TV

C’est sous les brises douces de la cité balnéaire de Grand-Bassam que les accords du reggae ont résonné avec ferveur. Le jeudi 14 août 2025, l’artiste ivoirien Black Mojah a présenté, à l’espace Jah Live du quartier France, son troisième opus intitulé Lumière divine — un album de seize titres empreints d’amour, de solidarité et d’espoir.

Sous le parrainage artistique de Fadal Dey, figure emblématique du reggae africain, la soirée s’est transformée en une véritable célébration de la fraternité et de la conscience. Douze musiciens ont accompagné Black Mojah dans cette aventure musicale, portée par une énergie sincère et contagieuse.

Fadal Dey, saluant « l’élan de solidarité et d’amour autour de l’artiste », a rappelé que « chacun de nous est une lumière » et qu’il appartient à chacun de la partager avec le monde. Un message d’une portée universelle, repris en chœur par un public conquis et par de nombreux artistes venus apporter leur soutien.

Parmi eux, Naftaly, autre grande voix du reggae ivoirien, a tenu à rendre hommage à son confrère :

« Black Mojah est un vrai talent, avec quelque chose de particulier : il apporte de la vibration à travers la joie. Nous devons défendre un reggae vivant et pluriel, qui a toute sa place dans nos médias. »

La cérémonie, à la fois sobre et inspirée, a offert un avant-goût des sonorités et des messages de Lumière divine. Des titres comme Avec toi, Tendons la main ou encore Autour de moi ont séduit les mélomanes présents. Moment d’exception : une vente aux enchères a permis d’acquérir trois éditions spéciales du disque — les versions Diamant, Or et Platine, symboles du raffinement artistique de l’œuvre.

En clôture, Black Mojah a livré un mot empreint d’humilité et d’espérance :

« À travers cet album, j’aimerais apporter le sourire et l’espoir à tous. Rendez-vous le 12 septembre pour le concert dédicace. »

Avec Lumière divine, celui qui a déjà marqué les esprits avec À cœur ouvert (2014) et Garder espoir (2016) poursuit son chemin lumineux, fidèle à une vision musicale ancrée dans les valeurs de partage, d’authenticité et de vibration positive.

Grand-Bassam, ce soir-là, n’était pas seulement une ville de bord de mer : elle fut le théâtre d’une communion rare, où le reggae, porteur de lumière, a rappelé sa mission première — éveiller les consciences et unir les cœurs.

Saidicus Leberger
Pour Faso Patriotes TV

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En exclusivité l'Interview de BLACK MOJAH à la sortie officielle de son nouvel album "Lumière divine" à l'espace JAH LIVE de Grand-Bassam.

Publié le par FASO PATRIOTES TV

En exclusivité l'Interview de BLACK MOJAH à la sortie officielle de son nouvel album "Lumière divine" à l'espace JAH LIVE de Grand-Bassam.

Saidicus Leberger

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Kinshasa, capitale culturelle d’un renouveau numérique : Walib Bara et la révolution silencieuse de la gestion des droits d’auteur en Afrique

Publié le par FASO PATRIOTES TV

Kinshasa, septembre 2025 – Dans la moiteur vibrante de la capitale congolaise, à l’ombre du fleuve majestueux qui l’enveloppe, s’est tenue, du 18 au 22 septembre, une rencontre dont l’importance pourrait bien marquer un tournant dans l’histoire de la création musicale en Afrique centrale. Pendant cinq jours, artistes, producteurs, gestionnaires culturels et représentants institutionnels se sont rassemblés autour d’un objectif commun : repenser la gouvernance des droits d’auteur à l’ère numérique. Au cœur de ce conclave, une figure africaine a particulièrement retenu l’attention : Walib Bara, éminent expert burkinabè, artisan passionné de la défense des créateurs et chantre d’une vision continentale de la souveraineté culturelle.

Walib Bara
Walib Bara

L’enjeu : une Afrique créatrice, mais souvent dépouillée

Il est aujourd’hui reconnu que l’Afrique foisonne de talents dont la renommée traverse les océans. Pourtant, nombre de ses artistes, adulés dans les salles de concerts ou diffusés à l’infini sur les plateformes numériques, peinent à vivre dignement de leur art. La cause en est connue : une gestion fragmentaire et parfois archaïque des droits d’auteur, aggravée par une méconnaissance des outils modernes de traçabilité. Dans ce contexte, la révolution digitale, loin d’être un simple bouleversement technologique, devient une question de survie économique et d’affirmation identitaire.

Walib Bara : un pédagogue au service des créateurs

Avec une clarté méthodique et une passion contagieuse, Walib Bara a déployé à Kinshasa son expertise rare, acquise au fil de décennies de lutte pour la reconnaissance des créateurs. Ses interventions, ponctuées d’exemples concrets et de perspectives novatrices, ont mis en lumière les mécanismes numériques capables de transformer le destin des artistes : plateformes de suivi automatisé des œuvres, systèmes de répartition instantanée des revenus, outils d’authentification pour lutter contre le piratage.

Mais au-delà de la technique, l’homme a su rappeler l’essentiel : la culture n’est pas seulement un secteur économique, elle est aussi une arme de dignité et de souveraineté. « L’Afrique ne peut plus se contenter de produire de la richesse symbolique pour que d’autres en récoltent les dividendes financiers », a-t-il martelé devant un auditoire conquis.

Kinshasa, laboratoire d’un panafricanisme culturel

Le choix de Kinshasa pour accueillir cette rencontre ne doit rien au hasard. La ville, dont le pouls bat au rythme de la rumba et des musiques urbaines, est à la fois symbole et épicentre de la créativité africaine. Rassembler ici les forces vives de la musique et de la gestion culturelle, c’est réaffirmer que le continent est capable de puiser dans son propre génie pour bâtir des solutions adaptées à ses réalités.

Durant ces journées, les débats ont souvent dépassé le cadre technique pour embrasser des questions plus vastes : comment bâtir une gouvernance culturelle continentale respectueuse des spécificités locales ? Comment transformer la création artistique en levier de développement durable ? Comment faire du numérique un instrument d’émancipation, et non un nouveau piège de dépendance ?

Une révolution silencieuse en marche

Ce que propose Walib Bara, au-delà des outils, c’est un véritable changement de paradigme : passer d’une Afrique consommatrice de normes imposées à une Afrique productrice de modèles originaux et souverains. Son plaidoyer pour la formation des artistes, l’appropriation des innovations et la solidarité entre structures nationales de gestion collective a résonné comme un appel à l’unité continentale.

De Kinshasa à l’avenir

Lorsque les rideaux de cet atelier se sont refermés, un sentiment d’espoir teinté d’exigence parcourait les participants. Loin d’être une simple session de formation, cette rencontre a tracé les contours d’un avenir possible : celui d’une Afrique où l’artiste vit enfin des fruits de son labeur, où la musique cesse d’être un produit bradé pour redevenir un patrimoine valorisé, où le numérique devient un outil de souveraineté et non d’asservissement.

En ce mois de septembre 2025, Kinshasa n’a pas seulement accueilli une formation. Elle a vu naître une promesse : celle d’une révolution silencieuse, conduite par des bâtisseurs comme Walib Bara, qui œuvrent à rendre à l’Afrique sa dignité culturelle et sa place dans le concert des nations.

Saidicus Leberger
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Freeman Tapily : le reggae du Faso embrase le New Morning à Paris

Publié le par FASO PATRIOTES TV

Paris, 12 septembre 2025 - Dans la mythique salle du New Morning, haut lieu parisien des musiques du monde, la scène s’est transformée en un carrefour panafricain du reggae. Devant un public enthousiaste et bigarré, le Burkinabè Freeman Tapily a tenu toutes ses promesses, offrant une soirée placée sous le signe de la parole libre, de la ferveur roots et de la puissance collective. Mais ce moment inoubliable fut aussi marqué par la performance flamboyante de ses invités, venus donner à cette nuit une couleur à la fois militante, spirituelle et festive.

Freeman Tapily
Freeman Tapily

Big Desal : l’énergie militante en ouverture

C’est Big Desal qui a donné le ton. Dès les premières mesures, sa voix grave et vibrante a résonné dans la salle comme un cri venu des profondeurs du Mandingue.

Accompagné de riffs de guitare acérés et de percussions aux accents guerriers, il a livré un reggae au souffle révolutionnaire.

Sur scène, sa gestuelle nerveuse, son poing levé, ses appels à la jeunesse africaine ont électrisé l’audience. Le public a repris en chœur certains refrains, transformant ses morceaux en véritables slogans chantés. Big Desal a ainsi incarné la dimension militante du reggae africain, celle qui interpelle autant qu’elle galvanise.

Freeman Tapily
Freeman Tapily

Bako Bitiene : la prière roots du Faso

À la suite de cette entrée bouillonnante, Bako Bitiene a choisi une approche toute différente : celle de la profondeur et de l’émotion. Dès qu’il a entonné son premier morceau, le silence s’est fait dans la salle, comme si chacun retenait son souffle.

Sa voix rauque et habitée, appuyée par un groove lent et puissant, a traversé les corps comme une onde grave et apaisante.

Sur scène, Bako se tenait droit, presque immobile, laissant la force de sa voix et l’intensité de ses paroles envelopper l’assistance. Le public, conquis, oscillait doucement, certains yeux brillants d’émotion. Sa prestation fut une prière reggae, un moment de communion rare où la musique touchait à la spiritualité.

Freeman Tapily
Freeman Tapily

Galaïfa Abaobao : la transe ivoirienne

Puis vint le moment de Galaïfa Abaobao, artiste ivoirien au charisme indéniable. Avec son reggae goumbé aux influences afro-roots, il a littéralement fait basculer la soirée dans une ambiance de transe collective.

Dès son arrivée, ses pas dansants, son sourire éclatant et sa voix profonde ont séduit la salle. Les rythmes goumbé, syncopés et hypnotiques, ont rapidement entraîné le public dans une danse effervescente.

Galaïfa, micro en main, s’avançait vers le public, invitant les spectateurs à chanter avec lui. Sa prestation fut marquée par une énergie festive, mais aussi par une gravité spirituelle : entre deux refrains, il lançait des appels à l’unité africaine et à la dignité. Une performance puissante et envoûtante, qui fit vibrer le New Morning comme une place de village ivoirienne en fête.

Les choristes de Freeman Tapily
Les choristes de Freeman Tapily

JK : la rencontre des traditions et de la modernité

Enfin, le duo JK, formé par Losso Keita au chant et au n’goni et Jérôme Jouannic aux percussions, a proposé une parenthèse intimiste et surprenante.

Leur performance commença par un solo de n’goni, doux et cristallin, sur lequel la voix de Losso s’est posée, pleine de chaleur et d’authenticité. Puis, les percussions de Jérôme sont venues enrichir cette atmosphère, installant un dialogue sensible entre deux univers.

Freeman Tapily
Freeman Tapily

Sur scène, la complicité des deux musiciens sautait aux yeux : regards échangés, sourires discrets, gestes rythmés. Leur prestation fut une conversation musicale, où l’Afrique ancestrale rencontrait l’universalisme du reggae. Le public, d’abord attentif, s’est peu à peu laissé entraîner dans un balancement collectif, jusqu’à applaudir longuement cette performance subtile et envoûtante.

Les choristes de Freeman Tapily et son orchestre
Les choristes de Freeman Tapily et son orchestre

Freeman Tapily : l’apothéose

Quand Freeman Tapily prit enfin possession de la scène, ce fut l’explosion d’une attente savamment entretenue. Son entrée fut saluée par une ovation, et dès les premiers accords, sa voix claire et puissante s’imposa.

Entouré de ses musiciens, il a livré une prestation à la fois énergique et habitée, enchaînant ses titres phares et de nouveaux morceaux porteurs d’un souffle militant.

Sur scène, il oscillait entre la danse et la concentration, levant les bras pour inviter le public à reprendre les refrains. Ses paroles, en français, en dioula et en mooré, passaient de l’intimement africain à l’universel, touchant chaque spectateur. Le New Morning vibrait désormais à l’unisson, conquis par ce jeune artiste qui incarne avec brio la nouvelle génération du reggae africain.

Les choristes de Freeman Tapily et son orchestre
Les choristes de Freeman Tapily et son orchestre

Une soirée de communion

Au final, la soirée fut un voyage sonore et spirituel, où chaque artiste apporta sa pierre à l’édifice d’une grande fresque panafricaine. Big Desal par la révolte, Bako Bitiene par la profondeur, Galaïfa Abaobao par l’énergie festive et JK par la délicatesse fusionnelle ont fait de ce concert une œuvre collective. Mais c’est Freeman Tapily, maître de cérémonie et révélation, qui en fut l’âme.

Orchestre Freeman Tapily
Orchestre Freeman Tapily

Le New Morning, ce vendredi 12 septembre 2025, restera dans les mémoires comme l’un de ces moments rares où la musique dépasse le spectacle pour devenir communion, appel et promesse d’avenir.

Saidicus Leberger

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Au Morne Boissard, l’art transcende les limites : RVM accueille une exposition dédiée aux talents en situation de handicap

Publié le par FASO PATRIOTES TV

Morne Boissard – Depuis le 26 août dernier, les locaux de Radio Vie Meilleure (RVM) se sont métamorphosés en un lieu d’échanges et de célébration de la créativité. Une exposition hors du commun, ouverte au public jusqu’à ce dimanche, met à l’honneur les œuvres de personnes en situation de handicap, offrant un vibrant plaidoyer pour l’inclusion par l’art.

Les œuvres de l’artiste Eric Charles, alias Egzo
Les œuvres de l’artiste Eric Charles, alias Egzo

Dès le vernissage, qui s’est déroulé dans une ambiance chaleureuse et inspirante, le ton était donné : ici, pas de barrières, pas d’étiquettes, mais un seul langage universel – celui de la beauté et de l’émotion.

Un carrefour de créativité et d’humanité

Dans les couloirs de RVM, les visiteurs découvrent des peintures, sculptures et installations qui témoignent d’une incroyable diversité d’expressions artistiques. Chaque œuvre raconte une histoire, celle d’une résilience, d’un regard unique sur le monde, mais aussi d’un talent pur, qui ne demande qu’à être vu et reconnu.

« L’art n’a pas de frontières, pas de limites. Ces créations sont une invitation à dépasser les préjugés et à voir la personne avant le handicap », confie l’artiste Eric Charles, alias Egzo, figure phare de l’événement et membre du collectif Arkenyst, qui a échangé avec les participants autour de la puissance libératrice de l’art.

Un message d’inclusion et d’espoir

Cette initiative, orchestrée par une équipe passionnée, se veut un pont entre les mondes : celui des artistes en situation de handicap et celui du grand public. Les organisateurs espèrent ainsi éveiller les consciences et encourager une société plus inclusive.

« Ce projet nous rappelle que chaque individu, quelles que soient ses capacités, a quelque chose d’unique à offrir. Notre rôle, en tant que société, est de créer les espaces qui permettent à ces talents d’éclore et de s’exprimer », souligne l’un des responsables de RVM.

Une exposition à ne pas manquer

Les visiteurs sont invités à se rendre au Morne Boissard avant la clôture de l’événement ce dimanche pour vivre cette expérience sensorielle et humaine. Au-delà de l’exposition, c’est un appel vibrant à reconnaître et célébrer la richesse de la diversité qui nous unit.

Saidicus Leberger
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