(Ouagadougou, le 10 octobre 2025).Le Président du Faso, Chef de l'État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, poursuit sa stratégie d’équipement des Forces armées nationales. Le Chef suprême des forces Armées nationale a remis ce vendredi matin un important lot de matériels militaire au ministère de la Défense et des anciens combattants au profit du Bataillon de campagne et d'intervention rapide (BACIR) et de la Brigade blindée d'intervention rapide (BBIR).
« Je vous remets officiellement les clés de ces moyens d'assaut et d'appui », déclare le Chef suprême des forces armées nationale, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, en remettant les clés des engins au Ministre d’État, ministre de la Défense et des anciens combattants, le Général de brigade Célestin SIMPORÉ.
Ce matériel vient renforcer les capacités opérationnelles des troupes engagées sur les différents théâtres d'opérations et rassurer le peuple burkinabè de la capacité de ses dirigeants à le défendre.
Pour le général SIMPORÉ, « c’est du matériel de cavalerie pour apporter une plus grande puissance de feu, un appui aux unités déployées sur le terrain, qui vient à point nommé pour la montée en puissance de l'Armée burkinabè ».
Ces engins sont composés de canons d'assaut VN 22B, de systèmes lance-roquettes multiples modulaires, de systèmes de mortiers obusiers 120 mm, de systèmes obusiers D30. Ces véhicules blindés sont équipés de dispositif de missile guidé au laser. Ils se distinguent par leur mobilité et leur puissance de feu.
Cette remise s’inscrit dans la dynamique de doter les Forces armées nationale de moyens nécessaires pour sa défense, pour assurer l'intégrité du territoire après la reconquête intégrale, indique le ministre d'Etat, ministre de la Défense et des anciens combattants.
Direction de la communication de la Présidence du Faso
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Le Secrétaire général du ministère des Infrastructures et du désenclavement, le Capitaine Ollo PALENFO a effectué, le 9 octobre 2025 à Ouagadougou, une visite sur un chantier de formation à la technique japonaise DO-NOU, une méthode d’entretien des routes en terre.
Le Capitaine Ollo PALENFO
Pour le Secrétaire général du ministère en charge des infrastructures, cette visite a pour objectif de constater de visu l’avancée de la formation à la technique DO-NOU et encourager les agents en formation.
Les bénéficiaires de cette formation sont des agents des communes rurales de la ville de Ouagadougou, du Programme national de volontariat au Burkina, de Faso Mêbo ainsi que des techniciens du ministère en charge des Infrastructures.
Entretien routier
Cette session de formation, appuyée par l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), vise à doter ces agents d’une expertise simple, peu coûteuse mais efficace pour entretenir les voies rurales. A terme, les bénéficiaires auront pour mission de transmettre leurs acquis aux populations locales afin de favoriser l’autonomisation des communautés dans la gestion de leur réseau routier.
Entretien routier
Le Capitaine Ollo PALENFO a salué l’initiative et encouragé les participants à s’investir pleinement. « Si cette technique est bien diffusée et maîtrisée, elle pourra significativement améliorer l’état de nos routes en terre, surtout dans les zones rurales. Cela correspond à la vision des plus hautes autorités qui est d’impliquer davantage les populations dans l’entretien de leur cadre de vie », a-t-il déclaré.
Service d’information du Gouvernement
Entretien routier - la technique japonaise DO-NOU vulgarisée
Ouagadougou, 8 octobre 2025 — La capitale burkinabè a vibré, ce mercredi matin, au rythme d’un événement à la fois hautement symbolique et profondément citoyen. Dans le cadre de la deuxième phase des Journées Nationales d’Engagement Patriotique et de Mobilisation Citoyenne (JNEPMC), la Gendarmerie nationale et la Police nationale ont procédé à la restitution d’une centaine de motocyclettes identifiées et saisies au cours de récentes opérations de lutte contre la criminalité.
Le Ministre de la Sécurité remet symboliquement à une dame, sa moto retrouvée
Organisée sous l’égide du ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, la cérémonie s’est tenue dans une atmosphère empreinte de responsabilité, de civisme et de reconnaissance mutuelle entre les forces de sécurité et la population.
Une action symbolique et réparatrice
Ce geste de restitution n’est pas un simple acte administratif : il porte en lui la marque d’un État de droit soucieux de justice et de transparence. Les engins restitués avaient été saisis lors d’opérations menées dans la capitale et dans certaines localités environnantes, visant à démanteler des réseaux de vols et de recel de motocyclettes, l’un des fléaux les plus persistants en milieu urbain.
Après vérification minutieuse des numéros de châssis et des documents de propriété, les propriétaires légitimes ont pu reprendre possession de leurs biens, souvent avec une émotion palpable. Pour beaucoup d’entre eux, cette moto n’est pas seulement un moyen de transport, mais un outil de travail et de survie au quotidien.
La sécurité au service de la citoyenneté
Dans son adresse, le ministre Mahamadou Sana a salué le professionnalisme des forces de sécurité et la rigueur avec laquelle les opérations ont été conduites. Selon lui, « cette action traduit la volonté ferme du gouvernement de replacer la sécurité au service du citoyen et non au-dessus de lui. Restituer un bien confisqué illégalement ou mal acquis, c’est rendre justice à la probité ».
Il a également souligné la portée pédagogique de cette initiative : « À travers ce geste, nous voulons rappeler à tous que la sécurité est une responsabilité partagée. L’engagement patriotique n’est pas qu’un slogan : c’est un comportement quotidien, une vigilance active et un respect des lois de la République. »
Une illustration concrète des Journées d’Engagement Patriotique
Cette cérémonie s’inscrit pleinement dans l’esprit des Journées Nationales d’Engagement Patriotique et de Mobilisation Citoyenne, lancées pour promouvoir la responsabilité individuelle, la solidarité nationale et la restauration de la confiance entre l’État et les citoyens.
En procédant à la restitution des engins dans la transparence et la dignité, la Gendarmerie et la Police nationales rappellent que le patriotisme ne se limite pas aux discours, mais se mesure dans les actes concrets. Ces forces républicaines, longtemps perçues sous le prisme de la coercition, s’affirment désormais comme des partenaires de la cohésion sociale et de la paix civile.
Une synergie renforcée entre sécurité et population
De nombreux bénéficiaires ont tenu à exprimer leur gratitude à l’endroit du gouvernement et des forces de sécurité. Pour eux, cette démarche est le signe d’une nouvelle ère de proximité et de confiance.
L’un d’eux, visiblement ému, a confié :
« Je n’aurais jamais cru revoir ma moto. Ce geste montre que nos forces de sécurité travaillent pour nous, pas contre nous. »
Ce type d’initiative, selon plusieurs observateurs, devrait être multiplié et institutionnalisé, car il contribue à renforcer le lien de confiance entre la population et les institutions.
Une leçon de patriotisme et de civisme
En définitive, cette restitution collective de motocyclettes va bien au-delà de la simple remise de biens retrouvés. Elle incarne une leçon vivante de civisme, de probité et de patriotisme, valeurs cardinales que le Burkina Faso entend raviver en cette période de reconstruction morale et sociale.
Le message du jour est limpide : l’État protège, mais chaque citoyen doit aussi protéger l’État — par sa vigilance, son engagement et son respect des symboles de la République.
Ainsi, entre justice rendue, citoyenneté réaffirmée et confiance restaurée, cette journée du 8 octobre 2025 s’inscrit comme un jalon fort des Journées Nationales d’Engagement Patriotique et de Mobilisation Citoyenne, marquant un pas décisif vers un Burkina Faso plus uni, plus responsable et résolument tourné vers la paix.
Bobo-Dioulasso, le 8 octobre 2025. –L’aube s’est levée ce matin sur une atmosphère empreinte de ferveur nationale dans les établissements scolaires du Burkina Faso. À 07 heures 30 minutes précises, le pavillon national a été hissé dans la pure tradition militaire, annonçant avec gravité et enthousiasme le lancement officiel des Journées d’Engagement Patriotique et de Participation Citoyenne à l’École.
Lancement officiel des Journées d’Engagement Patriotique et de Participation Citoyenne à l’École
Sur l’esplanade principale, les jeunes « appelés à l’immersion patriotique » se sont alignés, le regard fier, le geste assuré. Le rouge, le vert et l’or du drapeau national ont flotté sous les acclamations, symbole d’un idéal commun : raviver la flamme du patriotisme au cœur de la jeunesse scolaire.
Une cérémonie placée sous le signe du devoir national
Placée sous le patronage de Madame le Gouverneur de la Région, la cérémonie a réuni un large public composé de directeurs régionaux, chefs de services déconcentrés, encadreurs pédagogiques, mais aussi de nombreux élèves et responsables d’établissements scolaires bénéficiaires.
Tous ont répondu présents à cet appel du devoir, témoignant de l’importance de cette initiative dans le contexte actuel de reconstruction morale et civique du pays.
Lancement officiel des Journées d’Engagement Patriotique et de Participation Citoyenne à l’École
Dans son allocution d’ouverture, Madame le Gouverneur a salué « l’esprit de responsabilité et de résilience de la jeunesse burkinabè », avant d’inviter les élèves à « faire du patriotisme un mode de vie, non pas un simple slogan ». Elle a rappelé que l’école, creuset de toutes les valeurs, doit demeurer le premier champ de bataille contre le renoncement, l’incivisme et la désunion nationale.
La Grande Chancellerie des Ordres Burkinabè, gardienne des symboles nationaux
L’événement a connu un éclat particulier avec la participation effective d’une mission de la Grande Chancellerie des Ordres Burkinabè, conduite par le Directeur de Cabinet du Grand Chancelier. Cette institution, gardienne des symboles et des valeurs de la Nation, s’illustre une fois de plus dans son rôle éducatif et civique à travers la promotion du respect du drapeau, de l’hymne national et des idéaux de la République.
Dans son intervention, le représentant du Grand Chancelier a souligné la dimension hautement symbolique de cette immersion patriotique. Selon lui, « il ne s’agit pas seulement d’enseigner le civisme, mais de le vivre au quotidien, dans la discipline, l’amour du travail bien fait et le respect des emblèmes nationaux ».
Il a également insisté sur la responsabilité collective de préserver la mémoire des héros nationaux et de transmettre aux générations montantes le sens du sacrifice et du dévouement à la patrie.
Lancement officiel des Journées d’Engagement Patriotique et de Participation Citoyenne à l’École
Une école au cœur du redressement moral et citoyen
Les Journées d’Engagement Patriotique et de Participation Citoyenne à l’École s’inscrivent dans une dynamique nationale de renforcement du civisme, du sens du bien commun et de la participation citoyenne.
Durant plusieurs jours, des activités pédagogiques, sportives et culturelles seront organisées autour de thèmes forts :
- le respect des symboles de la Nation ;
- la propreté et la préservation de l’environnement scolaire ;
- la solidarité et le vivre-ensemble ;
- la discipline et la rigueur dans le travail.
Des ateliers de sensibilisation, des causeries éducatives, des concours de patriotisme et des levées quotidiennes de drapeaux marqueront le rythme de cette initiative nationale. L’objectif, selon les organisateurs, est de « réconcilier l’école burkinabè avec les valeurs cardinales du civisme et du patriotisme », dans un contexte où la jeunesse est appelée à jouer un rôle déterminant dans la défense et la consolidation de la Nation.
Lancement officiel des Journées d’Engagement Patriotique et de Participation Citoyenne à l’École
Une jeunesse debout, un avenir en marche
Dans la cour de l’établissement hôte, les visages des élèves trahissaient la fierté de participer à cet événement d’envergure. Entre chants patriotiques et prestations symboliques, l’émotion était palpable.
Un élève, drapeau en main, confiait :
« Aujourd’hui, j’ai compris que le drapeau n’est pas qu’un tissu coloré. C’est l’histoire de ceux qui se sont battus pour que nous puissions apprendre librement. »
Des propos simples mais puissants, qui traduisent le succès de cette initiative citoyenne.
Lancement officiel des Journées d’Engagement Patriotique et de Participation Citoyenne à l’École
Une initiative appelée à essaimer dans tout le pays
Les Journées d’Engagement Patriotique et de Participation Citoyenne à l’École ne constituent pas un événement isolé. Elles s’inscrivent dans une série d’actions coordonnées par les autorités éducatives et les partenaires institutionnels, notamment la Grande Chancellerie, afin de replacer le patriotisme au centre de l’éducation nationale.
Partout dans le pays, les établissements scolaires sont invités à organiser des cérémonies similaires, afin d’enraciner dans le quotidien des élèves le respect du drapeau, l’amour de la patrie et le sens du devoir civique.
Ainsi, au-delà du symbole, c’est tout un message de confiance, de foi en l’avenir et d’unité nationale que ces journées entendent insuffler à la jeunesse burkinabè.
En somme, cette matinée du 8 octobre 2025 restera gravée comme le point de départ d’un nouveau souffle patriotique au sein de l’école burkinabè. Sous le regard bienveillant des autorités, des enseignants et de la Grande Chancellerie, la jeunesse a répondu présente à l’appel de la Nation.
Et comme l’a si bien rappelé un encadreur, les yeux rivés sur le drapeau qui flottait au vent :
« Tant que nos enfants aimeront le drapeau, le Burkina Faso ne manquera jamais d’avenir. »
Ouagadougou — La nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux, plongeant le monde culturel burkinabè dans la stupeur. Selon le média en ligne Faso Vitrine, l’acteur et humoriste Rasmané Ouédraogo, plus connu sous son nom de scène Ladji de Kikidéni, aurait été victime d’une tentative d’assassinat.
Rasmané Ouedraogo alias Raso1
Les premières images, diffusées en fin de journée, montrent un véhicule criblé de balles : la vitre latérale a été perforée à plusieurs endroits, et un pneu visiblement crevé par des tirs. À ce stade, aucune précision officielle n’a été donnée ni sur la date exacte des faits, ni sur le lieu de l’attaque, encore moins sur l’état de santé du comédien.
Un monument du cinéma burkinabè visé
Ladji de Kikidéni n’est pas un inconnu du grand public. Figure emblématique du cinéma burkinabè et africain, il s’est imposé au fil des années comme l’un des visages les plus populaires de la comédie burkinabè, grâce à son humour tranchant, sa verve paysanne et sa capacité rare à faire rire tout en dénonçant.
Son personnage de Ladji, dans la série culte Kikidéni, est devenu un symbole de la sagesse populaire et de la satire sociale. Pour beaucoup, Raso – comme l’appellent affectueusement ses fans – incarne une voix libre et proche du peuple, qui n’hésite pas à évoquer, souvent avec humour, les difficultés du quotidien, les dérives politiques ou les fractures sociales du pays.
Des impacts de balles sur la vitre
Une affaire entourée de zones d’ombre
Pour l’heure, aucune communication officielle n’a été faite par les autorités sécuritaires ni par l’entourage de l’artiste. Le silence qui entoure cette affaire suscite de nombreuses interrogations.
Certains observateurs évoquent un possible acte d’intimidation, tandis que d’autres redoutent une tentative d’assassinat ciblée, dans un contexte sécuritaire déjà tendu.
Le média Faso Vitrine, à l’origine de la révélation, n’a pas indiqué la provenance des images, mais affirme que la scène serait authentique. Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes ont immédiatement exprimé leur inquiétude et leur soutien à l’acteur, réclamant la vérité sur cette agression.
Un élan national de solidarité
Depuis l’annonce, les messages de soutien affluent. Des artistes, réalisateurs, influenceurs et simples citoyens ont multiplié les publications pour exprimer leur indignation face à cette attaque présumée.
Sur X (anciennement Twitter), un internaute écrit :
“On ne touche pas à Ladji. Il a fait rire un peuple meurtri. Il a porté nos voix dans les villages et dans les villes. Qu’il soit sain et sauf, inshallah.”
Plusieurs acteurs de la scène culturelle appellent déjà à une protection accrue des personnalités publiques, souvent exposées, mais peu encadrées.
Des impacts de balles sur le pneu
Un climat d’insécurité persistant
Cet incident, s’il venait à être confirmé, intervient dans un contexte national tendu, marqué par la recrudescence des attaques armées et des actes de grand banditisme.
Même si l’enquête n’a pas encore livré ses conclusions, cette tentative d’assassinat présumée rappelle la vulnérabilité croissante des citoyens, y compris des figures culturelles, dans un Burkina Faso en quête de stabilité.
En attendant la vérité
Tant que le comédien n’aura pas pris la parole ou que les autorités ne se seront pas exprimées, la prudence reste de mise.
Mais une chose est sûre : le peuple burkinabè, profondément attaché à ses artistes, espère que Ladji de Kikidéni est sain et sauf, et que justice sera rendue s’il s’avère que l’attaque est bien réelle.
En attendant, c’est tout un pays qui retient son souffle, entre indignation, tristesse et espoir.
Nous vous présentons nos sincères excuses pour la non-diffusion du Journal Télévisé de 19h de ce jour.
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Bobo-Dioulasso, 7 octobre 2025 — Dans un climat de tensions et de rumeurs persistantes autour des marchés de Colma et d’Accart-ville, le Président de la Délégation Spéciale (PDS) de l’Arrondissement n°2 de la Commune de Bobo-Dioulasso, Siegfried Sigaro SANOU, a tenu une conférence de presse décisive ce mardi. Objectif : mettre fin à la confusion et rétablir la vérité sur un dossier devenu hautement sensible.
Le Président de la Délégation spéciale (PDS) de l’Arrondissement n°2 de la Commune de Bobo-Dioulasso, Siegfried Sigaro SANOU
Dès l’entame de son intervention, le ton est donné :
« Rien n’est caché et il n’y a rien à cacher », a déclaré M. SANOU, entouré de ses collaborateurs, face à un parterre de journalistes.
Un projet d’envergure, mais une mise en œuvre perturbée
Les marchés de Colma et d’Accart-ville, rappelle le PDS, sont des projets structurants lancés dans le cadre de partenariats public-privé (PPP). Le marché de Colma a été confié au groupement ROUN-SA/EKS, tandis que celui d’Accart-ville est réalisé par BTN SARL/Burkina DELCO Niger.
Les contrats, notifiés en janvier 2022, prévoyaient un délai d’exécution de 540 jours, soit 18 mois, pour doter les secteurs 10 et 11 d’infrastructures marchandes modernes, conformes aux standards de durabilité et de fonctionnalité.
Mais très vite, la question de l’attribution des boutiques et hangars s’est transformée en véritable pomme de discorde.
« Les contrats n’ayant pas clairement défini la partie habilitée à procéder aux attributions, certaines entreprises ont interprété ce vide juridique comme une latitude d’agir seules », a expliqué le PDS.
Résultat : des attributions non concertées, des commerçants mécontents et un arrêt temporaire des travaux.
Une mission d’enquête pour restaurer la transparence
Face à la montée des tensions, le Ministère de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Sécurité (MATDS) a dépêché une mission d’investigation dans la commune, du 23 avril au 2 mai 2023.
Ses conclusions ont conduit à la création d’une commission ad hoc tripartite — composée de représentants de la mairie, des entreprises et des commerçants — installée le 29 novembre 2023.
Cette instance, selon le PDS, a abattu un travail rigoureux et méthodique :
- Vérification et assainissement des listes de recensement ;
- Suppression des doublons et des enregistrements fictifs ;
- Remplacement des commerçants décédés ;
- Élaboration des listes définitives ;
- Organisation des séances d’attribution.
À ce jour, 603 infrastructures sur 1 168 ont été attribuées à Colma, et 207 sur 395 à Accart-ville.
Des avancées, mais aussi des résistances
Pour calmer les tensions, les attributions déjà effectuées par les entreprises ont été intégrées par délibération de la Délégation spéciale, afin d’éviter une rupture de confiance.
De plus, une phase de souscription encadrée a été ouverte le 25 juin 2025 pour permettre l’attribution du reliquat des boutiques et hangars restants.
Mais cette initiative, regrette le PDS, a de nouveau été boycottée par le même groupe de commerçants contestataires.
« Nous avons multiplié les rencontres, cherché la concertation, mais certains ont préféré la confrontation », a déploré M. SANOU.
« Est-ce que les gens veulent réellement la réalisation de ces deux marchés ? Les agissements de certains me font dire non », a-t-il ajouté, avant de prévenir : « La force reste à la loi. »
Des retards maîtrisés et un cap maintenu
Concernant les retards constatés sur les chantiers, le PDS a précisé que les avenants prorogeant la durée d’exécution de 12 mois supplémentaires ont été conclus sans incidence financière.
Toutefois, leur application a été suspendue temporairement afin de sécuriser le processus d’attribution et de garantir la transparence financière, notamment à travers le paiement des cautions et la validation des listes finales.
Le Présidium
Transparence, dialogue et continuité du service public
Bien qu’il ait trouvé le dossier déjà en cours à son arrivée, Siegfried Sigaro SANOU s’est dit déterminé à conduire le projet à son terme dans un esprit d’écoute et de responsabilité.
« Nous devons cheminer ensemble pour réaliser ces marchés », a-t-il insisté.
« Nous restons ouverts au dialogue et déterminés à faire aboutir ces projets dans l’intérêt de l’ensemble des acteurs. »
Vers un apaisement du climat social ?
Cette sortie médiatique, très attendue, aura permis d’apporter des clarifications importantes sur un dossier qui enflammait depuis plusieurs semaines la scène économique et sociale de Bobo-Dioulasso.
En prônant la transparence et la concertation, le PDS entend tourner la page des malentendus et rétablir la confiance entre l’administration et les commerçants.
Si les actes suivent les paroles, les marchés de Colma et d’Accart-ville pourraient bientôt devenir non plus des foyers de polémique, mais des symboles de la bonne gouvernance locale et du développement participatif.
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