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BURKINA FASO - CUBA : UN RENFORCEMENT HISTORIQUE DES LIENS DE COOPÉRATION

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Le Chef de l’État burkinabè, le Capitaine Ibrahim Traoré, reçoit le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez Parrilla
Le Chef de l’État burkinabè, le Capitaine Ibrahim Traoré, reçoit le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez Parrilla

(Ouagadougou, 14 mars 2025) – Dans un contexte mondial en pleine mutation où la coopération Sud-Sud s’affirme comme un levier stratégique pour un développement solidaire et durable, le Burkina Faso et Cuba consolident leurs relations diplomatiques et économiques. Ce vendredi après-midi, le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, a reçu en audience le ministre des Affaires étrangères de la République de Cuba, M. Bruno Rodriguez Parrilla, venu réaffirmer l’engagement de son pays à renforcer son partenariat historique avec le Burkina Faso.

UNE RENCONTRE D’UNE HAUTE PORTÉE STRATÉGIQUE

Au sortir de cette audience, le chef de la diplomatie cubaine s’est félicité de l’excellence des échanges qui ont permis de réaffirmer la profondeur des liens d’amitié entre les deux nations.

« Je viens d’avoir une excellente réunion avec le Président Traoré, au cours de laquelle nous avons confirmé les liens d’amitié qui unissent le Burkina Faso et Cuba », a-t-il déclaré avec enthousiasme.

Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de consolidation des axes de coopération dans plusieurs secteurs stratégiques, avec une ambition commune de bâtir un partenariat mutuellement bénéfique et fondé sur des valeurs de souveraineté, de solidarité et de développement durable.

UN PARTENARIAT HISTORIQUE ET UNE VISION COMMUNE

L’évocation des relations entre le Burkina Faso et Cuba ne saurait être dissociée du souvenir des figures emblématiques que furent le Président Thomas Sankara et le leader révolutionnaire Fidel Castro. Ces deux hommes d’État ont jeté les bases d’une coopération forte entre leurs nations respectives, marquée par une entraide dans des domaines clés tels que la santé, l’éducation, l’agriculture et la défense des peuples opprimés sur la scène internationale.

Bruno Rodriguez Parrilla a insisté sur la continuité de cette relation fondée sur une amitié sincère et un engagement mutuel pour les causes justes :

« Nous avons partagé des points de vue en commun sur l’agenda international. Nous nous sommes félicités de la coopération réciproque que nous maintenons entre nos deux pays, car pour Cuba, le Burkina Faso et l’Afrique continuent d’être une priorité, inspirée des relations historiques de nos deux peuples et de nos deux nations, et de l’amitié historique également entre les Présidents Thomas Sankara et Fidel Castro. »

Cette déclaration réaffirme l’ancrage de la diplomatie cubaine en Afrique et sa volonté d’accompagner les États du continent dans leurs aspirations à l’indépendance économique, à l’autodétermination et à la résilience face aux défis mondiaux.

VERS UNE COOPÉRATION RENOUVELÉE DANS LES SECTEURS CLÉS

Si les relations bilatérales entre le Burkina Faso et Cuba sont déjà solides, elles s’apprêtent à franchir un nouveau cap à travers une coopération élargie et diversifiée. Parmi les domaines stratégiques abordés lors de cette rencontre figurent :

1. La Santé : le modèle cubain au service du Burkina Faso

Depuis des décennies, Cuba s’illustre comme un acteur de premier plan dans le domaine de la santé, avec une expertise mondialement reconnue en matière de médecine préventive, de formation médicale et de recherche pharmaceutique. Le Burkina Faso bénéficie déjà du soutien cubain à travers l’envoi de médecins et de spécialistes de la santé, ainsi que des partenariats avec des instituts médicaux cubains.

Dans cette dynamique, de nouvelles perspectives ont été évoquées, notamment l’ouverture d’un centre de recherche biomédicale au Burkina Faso en partenariat avec des experts cubains, afin d’accélérer la production locale de médicaments essentiels et de vaccins.

2. L’éducation et la formation : un levier de développement

Cuba a formé des générations d’étudiants africains, et le Burkina Faso ne fait pas exception. Chaque année, de nombreux jeunes burkinabè sont admis dans les universités cubaines pour poursuivre des études en médecine, en ingénierie et en sciences appliquées. Ce partenariat éducatif va être renforcé par la signature d’un nouvel accord de coopération universitaire, prévoyant l’accueil accru d’étudiants burkinabè à Cuba et l’envoi de professeurs cubains au Burkina Faso pour renforcer les capacités locales dans les domaines scientifiques et techniques.

3. L’agriculture et la souveraineté alimentaire : un enjeu commun

Face aux défis climatiques et à la nécessité de renforcer l’autosuffisance alimentaire, le Burkina Faso souhaite tirer profit de l’expertise cubaine en matière d’agroécologie et de techniques agricoles durables.

Lors de cette rencontre, il a été question d’un partenariat stratégique dans le secteur agricole, visant à mettre en place des projets pilotes de culture biologique, d’irrigation moderne et de production de semences résilientes adaptées aux conditions climatiques du Sahel.

UNE ALLIANCE DANS LES LUTTES INTERNATIONALES

Outre les aspects bilatéraux, la rencontre entre le Président Ibrahim Traoré et le ministre cubain des Affaires étrangères a été l’occasion d’aborder les grands enjeux internationaux.

Bruno Rodriguez Parrilla a salué l’engagement du Burkina Faso aux côtés de Cuba dans la lutte contre l’embargo économique américain, une politique dénoncée par de nombreux États du Sud comme une entrave au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

En retour, le ministre cubain a réitéré le soutien indéfectible de Cuba aux luttes du Burkina Faso pour sa souveraineté nationale et son indépendance économique, dans un contexte marqué par une volonté affirmée de l’État burkinabè de diversifier ses partenariats et de se libérer de toute influence néocoloniale.

UNE COOPÉRATION RENFORCÉE POUR L’AVENIR

La visite du ministre Bruno Rodriguez Parrilla à Ouagadougou marque une étape décisive dans la consolidation des relations entre Cuba et le Burkina Faso. Les engagements pris lors de cette audience ouvrent la voie à une coopération encore plus ambitieuse, fondée sur la fraternité, la solidarité et la quête d’un développement harmonieux et équitable.

« Nous sommes heureux de constater l’engagement commun de nos gouvernements dans la lutte pour les causes justes. Je tiens à exprimer ma profonde gratitude au peuple burkinabè, à son gouvernement et à Son Excellence le Capitaine Ibrahim Traoré pour la solidarité dont ils font preuve envers Cuba », a conclu le ministre cubain.

Avec ce renforcement de la coopération, le Burkina Faso et Cuba réaffirment leur attachement à un modèle de partenariat basé sur l’autonomie des peuples, le progrès social et l’entraide mutuelle. Un modèle qui, à l’image du legs de Sankara et Castro, continue d’inspirer l’Afrique et le monde.

Saidicus Leberger
Pour Faso Patriotes TV

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RN8 : Un projet stratégique pour une connectivité renforcée

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Dans le cadre ambitieux de réhabilitation et de bitumage de la RN8, reliant Orodara à la frontière malienne, le Ministre des Infrastructures et du Désenclavement, Luc Adama SORGHO, a effectué une visite de chantier afin d’en évaluer l’état d’avancement. Dans un contexte de modernisation des réseaux routiers, ce projet se révèle être un levier essentiel pour dynamiser les échanges transfrontaliers et stimuler le développement régional.

Adama Luc Sorgho - Ministre des Infrastructures et du Désenclavement sur le chantier réhabilitation et de bitumage de la RN8 section Orodara-frontière Mali
Adama Luc Sorgho - Ministre des Infrastructures et du Désenclavement sur le chantier réhabilitation et de bitumage de la RN8 section Orodara-frontière Mali

Au cœur des travaux, le Ministre a constaté avec une attention soutenue la mise en œuvre rigoureuse des opérations de réhabilitation. Il a rencontré sur le terrain les responsables de chantier et les ouvriers mobilisés pour assurer la qualité et la sécurité de la chaussée. L’observation minutieuse de l’exécution des travaux a permis de souligner l’engagement sans faille des équipes, malgré les défis logistiques et techniques inhérents à un projet d’envergure.

Luc Adama SORGHO a réaffirmé la volonté de son ministère de promouvoir des infrastructures performantes et durables, essentielles pour désenclaver les zones rurales et renforcer la cohésion territoriale. « Cette initiative s’inscrit dans une stratégie globale de modernisation de nos réseaux routiers, indispensable pour accompagner la croissance économique et faciliter les échanges commerciaux transfrontaliers », a-t-il déclaré avec conviction.

La réhabilitation et le bitumage de la RN8 se veulent également le reflet d’un investissement stratégique en faveur d’une meilleure connectivité régionale. En modernisant cette artère routière, le gouvernement entend non seulement améliorer la sécurité et la fluidité du trafic, mais aussi contribuer à l’intégration économique entre nos voisins et à la prospérité de nos populations.

Cette visite ministérielle illustre ainsi l’engagement du pouvoir exécutif à mettre en œuvre des projets d’infrastructures ambitieux, garantissant ainsi que chaque investissement public contribue à bâtir une nation plus résiliente et tournée vers l’avenir.

Saidicus Leberger
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Zongo : Un hommage vibrant aux actrices rurales à l’occasion de la Journée internationale de la femme

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Dans le cadre des commémorations de la Journée internationale de la femme, le Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a surpris les habitants du village de Zongo, situé dans la commune de Loumbila, région du Plateau Central, en rendant visite aux femmes exploitant un périmètre maraîcher. Cette initiative, empreinte de chaleur humaine et de proximité, s’inscrit dans une volonté affirmée de valoriser le rôle crucial des femmes dans le développement rural.

Le Président avec les productrices de Zongo
Le Président avec les productrices de Zongo

Au cœur de cette rencontre improvisée, le Chef d’État a engagé la conversation en mooré, la langue des femmes présentes, témoignant ainsi d’une sensibilité culturelle rare et d’un profond respect pour les traditions locales. Échangeant à bâton rompu, il a souligné l’importance de leur contribution à la sécurité alimentaire et à l’essor économique de leurs communautés, tout en saluant leur dynamisme et leur persévérance face aux défis quotidiens.

Par cette visite, le Capitaine TRAORÉ a affirmé l’engagement de l’État en faveur de l’émancipation des femmes et a réitéré sa détermination à promouvoir des politiques publiques inclusives et innovantes. Il a ainsi invité les autorités locales et nationales à intensifier leurs efforts pour soutenir ces actrices incontournables du changement, en mettant à leur disposition les ressources nécessaires pour optimiser leurs productions et améliorer leurs conditions de vie.

Au-delà de l’aspect symbolique de ce geste, cette intervention présidentielle s’inscrit dans une démarche plus large visant à redéfinir le lien entre le pouvoir et les populations rurales. Elle rappelle que le progrès d’un pays repose sur la reconnaissance et le soutien de tous ses talents, notamment ceux qui, souvent dans l’ombre, participent activement à la construction d’un avenir prospère pour le Faso.

Cette visite surprise, riche en échanges authentiques, a ainsi offert un moment fort de communion entre l’État et ses citoyens, illustrant la volonté de bâtir une nation où chaque voix, chaque culture et chaque savoir-faire sont célébrés et encouragés.

Saidicus Leberger

Pour Faso Patriotes TV

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Bobo-Dioulasso : Le ministre Adama Luc SORGHO au chevet des chantiers de voirie

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Le 8 mars 2025, Adama Luc SORGHO, ministre des Infrastructures et du Désenclavement, s’est rendu sur les chantiers de bitumage des voiries de Bobo-Dioulasso afin d’évaluer l’état d’avancement des travaux. Du boulevard Châlons-en-Champagne à la voie du Centre médical avec antenne chirurgicale (CMA) de Dafra, en passant par Lèguema, le ministre a multiplié les inspections de terrain et les exhortations en direction des entreprises adjudicatrices.

Adama Luc Sorgho - Ministre des Infrastructures et du Désenclavement
Adama Luc Sorgho - Ministre des Infrastructures et du Désenclavement

Des retards inacceptables constatés

Les chiffres relevés lors de cette visite sont préoccupants. Ainsi, au 6 mars 2025, le taux d’exécution physique des travaux de l’avenue Châlons-en-Champagne n’atteignait que 21,80 %, alors que 41,68 % du délai contractuel était déjà consommé. Des retards similaires ont été observés sur les autres chantiers visités, soulevant l’inquiétude quant au respect des échéances fixées.

Face à ces contre-performances, le ministre n’a pas mâché ses mots et a rappelé aux entreprises leur obligation de livrer les infrastructures dans les délais impartis.

"Aucune prolongation, aucune remise de pénalité"

Fermeté et détermination ont marqué l'intervention du ministre, qui a opposé une fin de non-recevoir à toute éventuelle requête de prolongation des délais ou d'avenant contractuel.

« Il n’y aura aucun avenant, aucune remise de pénalité et aucune prolongation des délais d’exécution », a-t-il martelé, insistant sur la nécessité impérieuse d’accélérer la cadence pour éviter les désagréments liés à la saison des pluies imminente.

Dans cette optique, il a exhorté les entreprises à renforcer leurs effectifs et leurs équipements afin de rattraper les retards accumulés et d’assurer la continuité des travaux dans les meilleures conditions.

L’assainissement au cœur des préoccupations

Conscient des nuisances que peuvent engendrer ces chantiers pour les riverains, Adama Luc SORGHO a insisté sur l'importance d’une meilleure prise en compte des aspects d’assainissement.

« Les travaux ne doivent pas causer de désagréments aux populations. Nous avons mis un accent particulier sur l’assainissement et nous exigeons des entreprises qu’elles veillent scrupuleusement à ce que l’exécution des travaux n’engendre pas de difficultés supplémentaires pour les riverains », a-t-il souligné.

Un suivi rigoureux pour garantir la livraison des chantiers

Le ministère des Infrastructures et du Désenclavement entend suivre de près l’évolution de ces travaux afin de veiller au respect strict des engagements pris par les entreprises. Un contrôle rigoureux sera assuré, avec des évaluations périodiques pour s’assurer de la conformité des travaux aux exigences de qualité et de délais.

La visite ministérielle à Bobo-Dioulasso aura donc été marquée par un message sans ambiguïté : les entreprises devront honorer leurs obligations sous peine de sanctions. Reste à voir si cet avertissement suffira à infléchir la tendance et à garantir la finalisation rapide des chantiers en cours.

Saidicus Leberger
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Route Pâ-Dano-Diébougou : Bilan contrasté lors de la mission de contrôle ministérielle

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Lors d’une inspection rigoureuse sur le tronçon national N°12, s’étendant sur 93 kilomètres entre Pâ, Dano et Diébougou, le Ministre des Infrastructures et du Désenclavement, Adama Luc SORGHO, a procédé à une mission de contrôle afin d’évaluer l’avancement des travaux de resurfaçage entrepris sur cette artère stratégique.

Adama Luc Sorgho - Ministre des Infrastructures et du Désenclavement sur le chantier de reprise des travaux sur des axes du tronçon Pâ-Dano-Diébougou (Photo SIG)
Adama Luc Sorgho - Ministre des Infrastructures et du Désenclavement sur le chantier de reprise des travaux sur des axes du tronçon Pâ-Dano-Diébougou (Photo SIG)

Au cours de sa visite, le ministre a salué avec une vive satisfaction la qualité des ouvrages réalisés par l’entreprise chargée du resurfaçage sur plusieurs axes du tronçon, soulignant ainsi l’excellence de la mise en œuvre et le respect des normes de construction exigées. Cette reconnaissance publique témoigne de l’engagement indéfectible du gouvernement dans la modernisation et la sécurisation des infrastructures routières, essentielles au dynamisme économique régional.

Cependant, l’enthousiasme s’est teinté d’inquiétude lorsque le Ministre a relevé le retard accumulé par la société en charge du bitumage de l’axe Gaoua-Batié. Dans une mise en garde ferme, Adama Luc SORGHO n’a pas manqué de rappeler l’impérieuse nécessité de respecter les délais contractuels, avertissant que tout manquement à cet engagement pourrait compromettre la fluidité des transports et retarder le développement harmonieux de la région.

Cette mission de contrôle, à la fois salutaire et exemplaire, réaffirme la volonté du pouvoir exécutif d’imposer des standards de qualité élevés sur les chantiers publics. Elle s’inscrit dans une stratégie plus large de modernisation des réseaux de transport, visant à désenclaver les zones reculées et à stimuler une croissance économique durable au sein du territoire.

Saidicus Leberger
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Inauguration du Complexe Industriel « Fassi » : Un engagement ambitieux pour l’industrialisation du Faso

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Dans un élan résolument tourné vers l’autosuffisance économique, le Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim Traoré, a procédé ce jeudi, dans la commune de Pabré (région du Centre), à l’inauguration officielle du Complexe industriel de détergent « Fassi ». Cet établissement, fruit d’un investissement de 4,5 milliards de FCFA, se veut le fer de lance d’une industrialisation dynamique et souveraine, en phase avec la vision stratégique du gouvernement.

L’inauguration officielle du Complexe industriel de détergent Fassi par le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim Traoré
L’inauguration officielle du Complexe industriel de détergent Fassi par le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim Traoré

Une unité industrielle d’exception

Implanté sur un hectare, le complexe se distingue par sa capacité de production de 300 tonnes par jour de produits de nettoyage – allant des détergents en poudre aux savons liquides et solides – qui porteront le nom « fassi », signifiant en langue mooré « net et sans tache ». Outre l’envergure de sa production, cette infrastructure industrielle représente un levier crucial de développement économique, avec la création de 122 emplois permanents, plus de 300 emplois directs, et près de 1 600 emplois saisonniers, apportant ainsi une contribution significative à la lutte contre le chômage.

Une vision pour l’indépendance économique

Dans le cadre d’un discours solennel prononcé en présence du ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, le Capitaine Ibrahim Traoré a salué l’audace et l’initiative du promoteur, Mady Sawadogo, dont le projet s’inscrit en parfaite adéquation avec l’ambition de bâtir une économie autonome, dynamique et compétitive. Le Chef de l’État a souligné que ce projet ne se limite pas à la création d’emplois : il contribue également à réduire la dépendance aux importations et à améliorer la balance commerciale nationale, démontrant ainsi la pertinence d’un appui soutenu au secteur privé.

Un appel à l’entrepreneuriat et à l’innovation

Réaffirmant sa détermination à accompagner et encourager les initiatives entrepreneuriales, le Président du Faso a déclaré : « Nous allons continuer à encourager tous ceux qui ont pris l’initiative de se lancer dans l’industrialisation. Nous allons les accompagner, les aider à aller de l’avant pour que notre pays soit industrialisé et prospère ». Ces propos illustrent une volonté farouche de consolider le tissu industriel national et de faire de l’industrie un véritable moteur de croissance économique et de progrès social.

Un symbole fort de la modernité nationale

Ainsi, l’inauguration du Complexe industriel « Fassi » s’inscrit comme un jalon majeur dans le processus d’industrialisation du Faso. En misant sur ses propres ressources et sur le dynamisme du secteur privé, le gouvernement entend ériger un modèle de développement fondé sur l’ingéniosité et le savoir-faire nationaux, gage d’une prospérité partagée et d’une intégration accrue dans le marché international.

Ce projet exemplaire, par sa dimension stratégique et ses retombées socio-économiques, témoigne de l’engagement du Chef de l’État à bâtir un avenir industriel solide et indépendant pour l’ensemble du pays.

L’inauguration officielle du Complexe industriel de détergent Fassi par le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim Traoré

Saidicus Leberger

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Compte rendu du Conseil des ministres du mercredi 05 mars 2025

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Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 05 mars 2025, en séance ordinaire, de 09 H 00 mn à 13 H 21 mn, sous la présidence de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres.

Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

La patrie ou la mort nous vaincrons
La patrie ou la mort nous vaincrons

I. DELIBERATIONS

I.1.AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

Le Conseil a adopté trois (03) rapports.

Le premier rapport est relatif à une autorisation pour le recours à la conclusion d’un marché par la procédure d’entente directe.

Le Conseil a marqué son accord pour la conclusion du marché avec le Groupement Conciergerie Africa Business (CAB) Sarl/Tindaogo Inter (TDG-Inter Sarl), pour l’achèvement des travaux de construction du bâtiment principal devant abriter la Direction du Centre des impôts (DCI) Bobo III et la Direction du Guichet unique du foncier de Bobo (DGUF-B), pour un montant de  sept cent cinquante-trois millions huit cent vingt-cinq mille quatre cent soixante-douze (753 825 472) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de huit (08) mois.

Le financement est assuré par le budget du Fonds d’équipement de la Direction générale des impôts (DGI), exercice 2025.

Le deuxième rapport est relatif à une autorisation de passation de marché par entente directe pour la réhabilitation des bâtiments de la Trésorerie régionale des Hauts-Bassins et la construction des guichets de la Banque des dépôts du trésor (BDT). 

Le Conseil a marqué son accord pour la passation des différents marchés par la procédure d’entente directe avec :

l’entreprise PRESTIGE MULTI SERVICES pour la réhabilitation de l’ensemble des bâtiments évaluée à neuf cent quarante-quatre millions sept cent douze mille six cent quatre-vingt-quinze (944 712 695)F CFA TTC et la construction des guichets de la Banque des dépôts du trésor pour un montant de deux cent trois millions neuf cent soixante-trois mille deux cent cinquante un (203 963 251) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de cinq (05) mois ;

l’entreprise IMPACT INGENIERIE ET CONSEIL pour le suivi-contrôle de la réhabilitation de l’ensemble des bâtiments évalué à trente-cinq millions huit cent quatre-vingt-dix-neuf mille quatre-vingt (35 899 080) F CFA TTC et le suivi-contrôle de la construction des guichets de la  Banque des dépôts du trésor pour un montant de sept millions six cent cinquante mille huit cent vingt (7 650 820) F CFA TTC, avec un délai d’exécution de six (06) mois.

Le financement est assuré par le budget de l’Etat et le Fonds d’équipement de la Direction générale du trésor et de la comptabilité publique (DGTCP), exercice 2025.

Le troisième rapport est relatif à une ordonnance portant autorisation de ratification de l’accord de prêt signé le 11 février 2025 entre le Burkina Faso et le Fonds de l’OPEP pour le développement international (OFID) pour le financement du projet de protection du capital humain.

D’un montant de 18 000 000 000 F CFA, ce financement permettra de soutenir les efforts du Gouvernement pour assurer l’offre de services sociaux essentiels, en particulier dans les secteurs de la santé et de l'éducation.

Les principaux résultats attendus du projet sont :

des consultations gratuites au profit de 1 840 000 femmes pour l’année 2025 ;
des consultations gratuites au profit de 2 070 000 enfants de moins de cinq (05) ans pour l’année 2025 ;
une couverture vaccinale pentavalente pour 97% des enfants ;
la certification pour 98 % des enseignants ;
des examens annuels pour 96% des élèves.
L’adoption de ce rapport permet de ratifier par voie d’ordonnance ledit accord de prêt conformément aux dispositions de la loi n°40-2024/ALT du 20 décembre 2024 portant habilitation du Gouvernement à autoriser, par voie d’ordonnance la ratification des accords et conventions de financement signés entre le Burkina Faso et les partenaires techniques et financiers.

I.2. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES, DE LA COOPERATION REGIONALE ET DES BURKINABE DE L’EXTERIEUR

Le Conseil a adopté quatre (04) rapports.  

Le premier rapport est relatif à une demande d’agrément pour la nomination d’un Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République du Niger auprès du Burkina Faso.

Le Conseil a marqué son accord pour la nomination de Monsieur Boubakar HASSAN, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République du Niger auprès du Burkina Faso, avec résidence à Ouagadougou.

Le deuxième rapport est relatif à une demande d’agrément pour la nomination d’un Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République de Türkiye auprès du Burkina Faso.

Le Conseil a marqué son accord pour la nomination de Madame Feriba Duygu HOKKACI ESIRGEN, en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République de Türkiye auprès du Burkina Faso, avec résidence à Ouagadougou.

Le troisième rapport est relatif à une demande d’agrément pour la nomination d’un Nonce Apostolique auprès du Burkina Faso.

Le Conseil a marqué son accord pour la nomination d’un Nonce Apostolique auprès du Burkina Faso, avec résidence à Ouagadougou.

Le quatrième rapport est relatif à un projet de loi portant approbation du Traité portant création de la Confédération des Etats du Sahel, adopté le 06 juillet 2024 à Niamey.

La Confédération des Etats du Sahel (AES) constitue un cadre stratégique historique de coopération entre le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Elle permet entre autres, à ses Etats membres d’intensifier leur coopération dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et la consolidation de la paix dans l’espace AES par la mutualisation de leurs efforts en matière de défense et de sécurité.

L’article 25 du Traité portant création de la Confédération des Etats du Sahel prévoit que le Traité soit ratifié par chacun des trois Etats membres pour permettre à ses dispositions de produire pleinement leurs effets.

L’approbation du Traité portant création de la Confédération des Etats du Sahel (AES) permettra au Burkina Faso de procéder à la ratification de cet instrument juridique.

Le Conseil a marqué son accord pour la transmission dudit projet de loi à l’Assemblée législative de Transition. 

I.3. AU TITRE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ET DES DROITS HUMAINS, CHARGE DES RELATIONS AVEC LES INSTITUTIONS

Le Conseil a adopté un décret portant modification du décret n°0013/PRES/PM/MJDHRI du 23 janvier 2025 portant remises de peine à l’occasion du 1er janvier 2025.

Le décret portant remises de peines à l’occasion du 1er janvier 2025 a été adopté par le Conseil des ministres en sa séance du 26 décembre 2024. Cependant, il s’est avéré au moment de son application que neuf (09) détenus n’étaient pas éligibles, d’où la modification dudit décret en vue de le rendre conforme aux conditions prédéfinies par les textes encadrant le bénéfice de la grâce du Président du Faso, Chef de l’Etat.

L’adoption de ce décret permet le retrait de neuf (09) noms de la liste des détenus bénéficiaires d’une remise de peine à l’occasion du 1er janvier 2025.

La liste des personnes concernées sera publiée dans le Journal Officiel du Burkina Faso.

I.4. AU TITRE DU MINISTERE DE LA TRANSITION DIGITALE, DES POSTES ET DES COMMUNICATIONS ELECTRONIQUES

Le Conseil a adopté un décret portant conditions et modalités d’octroi, de renouvellement et de retrait des agréments techniques en matière de sécurité des systèmes d’information.

Ce décret vise l’application de la loi n°014-2024 du 09 juillet 2024 portant sécurité des systèmes d’information au Burkina Faso.

Les Technologies de l’information et de la communication (TIC) sont un véritable vecteur de transformation de l’économie et de la société. Ainsi l’hyper connectivité touche l’ensemble des pays et représente de formidables opportunités pour construire une croissance économique durable et profitable à tous, notamment pour les pays africains et tout particulièrement le Burkina Faso.

Toutefois, il convient de prendre des mesures pour garantir les externalités et les impacts positifs pour l’économie et la société burkinabè.  

Le décret vise à assainir le marché de la commercialisation des matériels ou des logiciels destinés à la cybersécurité et à garantir une meilleure protection de notre cyberespace. Il oblige désormais les professionnels en la matière à se munir d’un agrément pour l’exercice légal de leurs activités.

L’adoption de ce décret permet d’encadrer les activités d’importation et de vente de matériels ou de logiciels destinés à la sécurité des systèmes d’information, conformément à la loi n°014-2024/ALT du 9 juillet 2024 portant sécurité des systèmes d’information au Burkina Faso. 

I.5. AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT

Le Conseil a adopté quatre (04) rapports.

Le premier rapport est relatif à l’opération de rachat du dépôt d’hydrocarbures Tema Multi Purpose Terminal au Ghana appartenant à Blue Ocean Investment Limited.

Dans le cadre de la mise en œuvre de la politique du Gouvernement en matière d’énergie, il a été assigné à la Société nationale burkinabè d’hydrocarbures (SONABHY) la mission d’assurer l’approvisionnement du Burkina Faso en hydrocarbures. L’objectif est de rendre les hydrocarbures accessibles à tous et sur tout le territoire burkinabè. Il est donc impératif de disposer d’infrastructures de stockage à même d’accueillir des volumes suffisants pour garantir la sécurité énergétique du pays, d’où l’intérêt de se doter d’au moins un dépôt à l’extérieur du Burkina Faso.

L’acquisition du dépôt de Tema Multi Purpose Terminal offre plusieurs opportunités à savoir :

la mise à disposition du Burkina Faso d’un dépôt stratégique déjà fonctionnel et bien connu de la SONABHY et de ses partenaires ;
la possibilité d’accueillir directement et facilement les produits en provenance des nouveaux pays partenaires grâce à l’augmentation des capacités de stockage externe ;
la possibilité d’orienter les livraisons dans un dépôt propre à la SONABHY en cas de difficultés dans les autres corridors ;
la réalisation d’économies par la réduction des prestations sollicitées auprès de dépôts tiers.
Le coût global de l’opération de rachat du dépôt d’hydrocarbures Tema Multi Purpose Terminal s’élève à soixante-dix millions (70 000 000)USD.

Le Conseil a marqué son accord pour l’acquisition du dépôt d’hydrocarbures Tema Multi Purpose Terminal au Ghana en vue d’accroître les capacités de stockage de la SONABHY.

Le deuxième rapport est relatif à un projet de décret portant dissolution sans liquidation de la « Maison de l’Entreprise du Burkina Faso » (MEBF), entité associative reconnue d’utilité publique.

Le Gouvernement du Burkina Faso a entamé, dans le cadre de la refondation de l’Etat, une réforme du paysage institutionnel du secteur privé en vue d’améliorer l’efficacité des politiques publiques et le climat des affaires pour répondre aux nouvelles ambitions de développement de notre pays.

Des réformes de l’ensemble des structures stratégiques en charge de la promotion du secteur privé relevant du ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat ont donc été engagées. Ces réformes concernent la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso (CCI-BF) et la Chambre des métiers de l’artisanat du Burkina Faso (CMA-BF) pour les rendre plus performantes et améliorer leur ancrage institutionnel conformément à la nouvelle vision de souveraineté du Burkina Faso.

La Maison de l’Entreprise du Burkina Faso (MEBF), structure spécialisée de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso, est une association créée en 2002 et reconnue d’utilité publique le 19 avril 2010 par décret n°2010-180/PRES/PM/MATD/MEF. Elle est délégataire de certaines missions de l’administration à travers des structures dont la gestion lui est confiée notamment le Centre de formalités des entreprises (CEFORE). 

Cette forme juridique d’association constitue une faiblesse dans l’attelage des maillons institutionnels en charge de la mise en œuvre de la politique de promotion du secteur privé par le Gouvernement.

Le décret vise la mutation de la forme juridique d’association de la Maison de l’Entreprise du Burkina Faso vers une forme de droit public plus appropriée.

L’adoption de ce décret permet la dissolution sans liquidation de la Maison de l’Entreprise du Burkina Faso avec un transfert de son patrimoine et de ses droits et obligations à l’Etat.

Le troisième rapport est relatif à un projet de décret portant création d’un établissement public de l’Etat à caractère professionnel dénommé « Maison de l’Entreprise du Burkina Faso » en abrégé « MEBF ».

La création de la Maison de l’Entreprise du Burkina Faso en tant qu’Etablissement public à caractère professionnel (EPP) vise entre autres :

la réaffirmation du rôle régalien de l’Etat dans la coordination des secteurs à forte dominance de service public:

- l’amélioration de la gouvernance de la Maison de l’Entreprise du Burkina Faso ;

- l’amélioration de la gestion des finances de la MEBF ;

- la mise en place d’un regroupement des entrepreneurs poursuivant les objectifs communs de renforcement du tissu économique national ;

la préservation des emplois par le maintien du personnel.

L’adoption de ce décret permet la création de la Maison de l’Entreprise du Burkina Faso en tant qu’Etablissement public de l’Etat à caractère professionnel.

Le quatrième rapport est relatif à un projet de décret portant approbation des statuts particuliers de la « Maison de l’Entreprise du Burkina Faso » (MEBF).

L’adoption de ce décret permet à la « Maison de l’Entreprise du Burkina Faso » de se doter de textes règlementaires en vue d’accomplir ses missions, conformément au décret n°2014-611/PRES/PM/MEF du 24 juillet 2014 portant statut général des établissements publics de l’Etat à caractère professionnel.

I.6. AU TITRE DU MINISTERE DES INFRASTRUCTURES ET DU DESENCLAVEMENT

Le Conseil a adopté deux (02) rapports.

Le premier rapport porte validation de la fiche synoptique du Projet Sikasso-Korhogo-Bobo-Dioulasso (SKBo).

Le Projet Sikasso-Korhogo-Bobo-Dioulasso concerne la construction et le bitumage d’un linéaire total d’environ 115 km de routes (tronçon Banfora-Ouo) et la réalisation de 150 km de pistes rurales. Il s’agira également de créer et d’équiper quatre (04) brigades de travaux routiers et de réhabiliter 51 km de voie ferrée.

D’une durée de quatre (04) ans, le projet a pour objectif de contribuer à désenclaver le bassin d’intégration de l’espace frontalier Sikasso-Korhogo-Bobo-Dioulasso en améliorant la connectivité multimodale et en soutenant les chaînes de valeur et le commerce régional.

La mise en œuvre de ce projet profitera aux populations des communes urbaines et rurales des régions situées de part et d’autre des axes routiers Banfora-Sidéradougou-Ouo-Gaoua et de l’axe ferroviaire Ouaga-Bobo-Frontière  Côte-d’Ivoire.

Le coût total du projet est estimé à 126, 87 milliardsF CFA financé par l’Etat burkinabè et la Banque mondiale.

La validation de la fiche synoptique du Projet Sikasso-Korhogo-Bobo-Dioulasso permet d’enclencher le processus de mobilisation des ressources auprès du partenaire technique et financier en vue de sa mise en œuvre.

Le second rapport porte validation de la fiche synoptique du Projet de réhabilitation des infrastructures de soutien à l’économie.

Ce projet vise entre autres, la mise en place d’une infrastructure résiliente pour une industrialisation durable, le désenclavement des villes et des communes, la sécurité alimentaire et la promotion d’une agriculture durable ainsi que l’autonomisation des femmes et des filles de la zone du projet.

La mise en œuvre de ce projet permettra entre autres :

- le financement partiel, en régie, des travaux de construction et de bitumage du tronçon RN13 Koudougou-Yako ;

- la création et l’équipement de 05  brigades de travaux routiers ;

- la réhabilitation du tronçon Tenkodogo-Garango de la RN17 ;

- la réhabilitation du tronçon Nioryida-Guiba-Manga de la RN29 ;

- la construction et le bitumage du tronçon Ouo-Gaoua sur la RN11 ;

- la construction et le bitumage du tronçon Kordié-Boussé de la RR13.

Le coût total du projet est estimé à 129,2 milliards F CFA financé par l’Etat burkinabè et la Banque islamique de développement (BID).

La validation de la fiche synoptique du Projet de réhabilitation des infrastructures de soutien à l’économie permet d’enclencher le processus de mobilisation des ressources auprès du partenaire technique et financier en vue de sa mise en œuvre.

II. COMMUNICATIONS ORALES

II.1. Le ministre d’Etat, ministre de la Défense et des anciens combattants a fait au Conseil une communication relative à l’organisation de la 2e édition du Salon international synergie sûreté, défense et sécurité (SYSDEF) à Ouagadougou du 08 au 10 mai 2025.

Le SYSDEF est un salon d’armement qui réunit des décideurs clés et des leaders de l’industrie de la défense, de la sécurité et de la protection civile. Il permet aux exposants de présenter leurs technologies et produits de pointe aux professionnels de l’industrie de la défense et vise à renforcer la coopération entre les participants puis à établir des alliances et partenariats fructueux. Le SYSDEF est également un cadre de réflexion géopolitique sur les tendances des périodes actuelles et futures.

Placée sous le très haut patronage du Président du Faso, Chef suprême des Armées, la 2e édition de ce salon sera marquée par une journée dédiée à la Confédération des Etats du Sahel (AES).

II.2. Le ministre de la Communication, de la culture, des arts et du tourisme a fait au Conseil une communication relative à l’organisation de la 5e édition de la « Nuit des Lompolo », le 24 octobre 2025 au Centre national des arts, du spectacle et de l’audiovisuel (CENASA).

La « Nuit des Lompolo » est une occasion de récompense et de reconnaissance du mérite des acteurs, professionnels et des structures évoluant dans les arts dramatiques (théâtre, conte, humour, cirque et marionnettes).

Les innovations majeures de la 5e édition de la « Nuit des Lompolo » sont l’ouverture des compétitions aux acteurs et compagnies des autres pays membres de l’Alliance des Etats du Sahel (Mali et Niger), la prise en compte du cirque et des marionnettes dans la catégorie des prix individuels et l’augmentation du nombre de prix décerné qui passe de 21 en 2024 à 27 en 2025.

L’ouverture de la compétition aux acteurs et compagnies des autres Etats membres de l’AES vise à faire des arts dramatiques un vecteur d’intégration et de coopération communautaire au sein des pays de l’espace. Ainsi, trois nouveaux prix ont été institués à savoir le prix AES du meilleur spectacle de sensibilisation, le prix AES du meilleur spectacle d’intégration et le prix AES du meilleur auteur des arts dramatiques.

II.3. Le ministre des Sports, de la jeunesse et de l’emploi a fait au Conseil plusieurs communications parmi lesquelles :

- une communication relative à l’organisation de la 6e édition de la compétition des Ecoles de formation de la relève sportive (EFORS), prévue du 22 au 29 juin 2025 à Ouahigouya.

- La compétition des EFORS a pour objectif d’améliorer la qualité de la formation des jeunes sportifs issus de ces écoles et réunira 26 écoles de formation de la relève sportive des treize régions du Burkina Faso.

- une communication relative à l’organisation des compétitions de l’Union des sports scolaire et universitaire du Burkina Faso (USSU-BF), saison 2024-2025.

Les compétitions de l’USSU-BF permettent de déceler ou de faire naître des talents qui peuvent être orientés vers la pratique compétitive dans le sport civil.

L’organisation de l’USSU-BF contribue à promouvoir les valeurs morales et intellectuelles telles que l’esprit d’équipe, le fair-play, le respect d’autrui et des règles, la coopération, la discipline et la tolérance.

Les compétitions sont organisées dans sept (07) disciplines sportives que sont le football, le hand-ball, le basket-ball, le volley-ball, l’athlétisme, le judo et la lutte.

L’ouverture officielle de la saison sportive 2024-2025 a eu lieu le 31 janvier 2025 et les compétitions se poursuivent jusqu’en juillet 2025.

Pour cette saison 2024-2025, les compétitions de l’USSU-BF enregistrent la participation de 550 établissements scolaires, universitaires et des Grandes écoles issus de 40 provinces du Burkina Faso.

III. NOMINATIONS

III.1. NOMINATIONS DANS LES FONCTIONS INDIVIDUELLES

A.AU TITRE DE LA PRESIDENCE DU FASO

- Monsieur Kassoum COULIBALY, Officier général, est nommé Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire du Burkina Faso à Washington (Etats-Unis d’Amérique).

B. AU TITRE DE LA PRIMATURE

- Monsieur Manégassomdé SAMA, Mle 324 497 G, Conseiller des affaires étrangères, 1ère classe, 2e échelon, est nommé Directeur du protocole.

C.AU TITRE DU MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS

- Monsieur Moussa DIALLO, Officier général, est nommé Responsable du Programme budgétaire « Préparation et emploi des forces » cumulativement avec ses fonctions de Chef d’Etat-Major général des armées ;

- Monsieur Yves Borèma BADO, Officier, est nommé Responsable du Programme budgétaire « Pilotage et soutien des structures du ministère » cumulativement avec ses fonctions de Directeur général des études et des statistiques sectorielles ;

- Monsieur Amed TRIANDE, Officier, est nommé Responsable du Programme budgétaire « dotation défense » cumulativement avec ses fonctions de Directeur central de l’intendance militaire.

D. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES

- Madame Hamapi dit Emilie OUEDRAOGO/TAMINY, Mle 119 292 T, Inspecteur du trésor, 1ère classe, 9e échelon, est nommée Fondé de pouvoirs auprès du Conseil d’Etat et de la Cour de Cassation avec résidence au Conseil d’Etat.

E. AU TITRE DU MINISTERE DE LA SECURITE

- Monsieur Gérard TARBANGDO, Mle 111 484 K, Commissaire divisionnaire de police, catégorie 1, 3e classe, 4e échelon, est nommé Directeur général de l’Académie de police ;

- Monsieur Sana Emile KAFANDO, Mle 31 738 A, Commissaire divisionnaire de police, catégorie 1, 3e grade, 1er échelon, est nommé Inspecteur technique ;

- Monsieur Boureima OUEDRAOGO, Mle 119 420 V, Commissaire de police, catégorie 1, 2e grade, 2e échelon, est nommé Inspecteur technique ;

- Monsieur Issouf OUATTARA, Mle 107 222 E, Commissaire principal de police, 2e classe, 3e échelon, est nommé Inspecteur technique ;

- Monsieur Marc DAKUYO, Mle 211 708 X, Commissaire divisionnaire de police, catégorie 1, 2e échelon, est nommé Inspecteur technique ;

- Monsieur Soumaïla TRAORE, Mle 102 429 M, Commissaire principal de police, catégorie 1, 2e classe, 4e échelon, est nommé Inspecteur technique ;

- Monsieur Lassané ZIDA, Mle 102 427 X, Commissaire principal de police, catégorie 1, 3e classe, 4e échelon, est nommé Inspecteur technique ;

- Monsieur Ouanhindouba YEMIEN, Mle 31 736 N, Commissaire divisionnaire, catégorie 1, 3e classe, 1er échelon, est nommé Inspecteur technique ;

- Monsieur Lassané NABOLLE, Mle 111 465 X, Commissaire principal de police, catégorie 1, 2e classe, 4e échelon, est nommé Inspecteur technique ;

- Monsieur Boukary KIEMDE, Mle 211 711 T, Commissaire principal de police, catégorie 1, 2e classe, 2e échelon, est nommé Inspecteur technique ;

- Monsieur Yacouba KABORE, Mle 107 219 D, Commissaire principal de police, catégorie 1, 2e classe, 2e échelon, est nommé Inspecteur technique.

F. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ACTION HUMANITAIRE ET DE LA SOLIDARITE NATIONALE

- Monsieur Wendmanégré Michaël NITIEMA, Officier, est nommé Directeur de Cabinet ;

- Monsieur Emile ZABSONRE, Mle 41 063, Administrateur des affaires sociales, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Secrétaire général.

G. AU TITRE DU MINISTERE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE L’ARTISANAT

- Monsieur Olivier KIEMA, Mle 118 698 M, Economiste, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Conseiller technique.

H. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT DE BASE, DE L’ALPHABETISATION ET DE LA PROMOTION DES LANGUES NATIONALES

- Monsieur Noé BADO, Mle 94 895 H, Professeur certifié, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Chargé de mission ;

- Monsieur Yacouba BARRY, Mle 27 490 W, Instituteur principal, 1ère classe, 13e échelon, est nommé Chargé de mission.

I. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’EAU ET DE L’ASSAINISSEMENT

- Monsieur Germain Kouka OUEDRAOGO, Mle 42 869 F, Inspecteur principal des eaux et forêts, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Directeur provincial des eaux et forêts du Kadiogo ;

- Monsieur Idrissa SANOU, Mle 47 819 W, Inspecteur principal, catégorie 1A, 1er échelon, est nommé Directeur provincial des eaux et forêts du Kénédougou ;

- Monsieur Achille ATTIOU, Mle 94 545 C, Inspecteur des eaux et forêts, catégorie 1, 2e échelon, est nommé Directeur provincial des eaux et forêts de la Komondjari ;

- Monsieur Ibrahime Arsène THIOMBIANO, Mle 241 483 E, Inspecteur des eaux et forêts, 2e échelon, est nommé Directeur provincial des eaux et forêts de la Kompienga ;

- Monsieur Hamidou DAYAMBA, Mle 94 492 M, Inspecteur des eaux et forêts, catégorie 1A, 4e échelon, est nommé Directeur provincial des eaux et forêts de la Kossi ;

- Monsieur Harouna DERRA, Mle 94 493 A, Inspecteur des eaux et forêts, catégorie 1A, 3e échelon, est nommé Directeur provincial des eaux et forêts du Koulpélogo ;

- Monsieur Soumaïla KOME, Mle 94 616 P, Inspecteur des eaux et forêts, catégorie 1, 4e échelon, est nommé Directeur provincial des eaux et forêts du Kouritenga ;

- Monsieur Tasséré OUEDRAOGO, Mle 59 139 U, Inspecteur des eaux et forêts, catégorie 1A, 3e échelon, est nommé Directeur provincial des eaux et forêts du Kourwéogo ;

- Monsieur Harouna SANDWIDI, Mle 231 778 B, Inspecteur des eaux et forêts, catégorie 1A, 3e échelon, est nommé Directeur provincial des eaux et forêts de la Léraba ;

- Monsieur Isso KINDO, Mle 94 499 X, Inspecteur principal des eaux et forêts, catégorie 1, 1er échelon, est nommé Directeur provincial des eaux et forêts du Loroum ;

- Monsieur Sami DABIRE, Mle 46 093T, Inspecteur des eaux et forêts, catégorie 1, 3e échelon, est nommé Directeur provincial des eaux et forêts du Mouhoun ;

- Monsieur Daouda TRAORE, Mle 238 052 Y, Inspecteur des eaux et forêts, catégorie 1, 3e échelon, est nommé Directeur provincial des eaux et forêts du Nahouri ;

- Monsieur Wendgnagdé Oscar KABRE, Mle 109 164 P, Inspecteur des eaux et forêts, catégorie 1, 3e échelon, est nommé Directeur provincial des eaux et forêts du Namentenga ;

- Monsieur Désiré VOGNA, Mle 247 741 L, Inspecteur des eaux et forêts, catégorie 1A, 3e échelon, est nommé Directeur provincial des eaux et forêts du Nayala ;

- Monsieur Athanase Didier BAMOUNI, Mle 109 215 C, Inspecteur des eaux et forêts, catégorie 1, 1ère classe, 2e échelon, est nommé Directeur provincial des eaux et forêts du Noumbiel ;

- Madame Charlène Lawali SIRIMA/TOE, Mle 327 604 F, Inspecteur des eaux et forêts, catégorie 1, 4e échelon, est nommée Directrice provinciale des eaux et forêts de l’Oubritenga ;

- Monsieur Drissa BANCE, Mle 271 288 A, Inspecteur des eaux et forêts, catégorie 1A, 3e échelon, est nommé Directeur provincial des eaux et forêts du Passoré ;

- Monsieur Sogotéré Rodrigue KONATE, Mle 94 620 P, Inspecteur des eaux et forêts, catégorie 1A, 3e échelon, est nommé Directeur provincial des eaux et forêts du Sanguié ;

- Monsieur Toussaint BATIONO, Mle 46 154 X, Inspecteur des eaux et forêts, catégorie 1A, 3e grade, 1er échelon, est nommé Directeur provincial de eaux et forêts du Sanmatenga.

J. AU TITRE DU MINISTERE DE L’URBANISME ET DE L’HABITAT

- Monsieur Nabon Alain BASSOLE, Mle 116 993 U, Gestionnaire des ressources humaines, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Directeur du développement institutionnel et de l’innovation.

K. AU TITRE DU MINISTERE DES SPORTS, DE LA JEUNESSE ET DE L’EMPLOI

- Madame Mariam TANOU, Mle 231 300 T, Attaché en études et analyses,  1ère classe, 4e échelon, est nommée Responsable du Programme budgétaire « Pilotage et soutien » cumulativement avec ses fonctions de Directrice générale des études et des statistiques sectorielles ;

- Monsieur Moumouni NAON, Mle 227 630 F, Professeur certifié d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Secrétaire général de Burkina Yin-wisgr Meta (B.Y.M) ;

- Monsieur Soumaïla CISSE, Mle 220 349 X, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Directeur de la prospective, de la planification et du suivi-évaluation ;

- Monsieur Hermann NABAYAOGO, Mle 334 248 N, Administrateur des services financiers, 1ère classe, 3e échelon, est nommé Directeur de la coordination des projets et programmes et du partenariat ;

- Monsieur Lassané KOLOGO, Mle 210 954 A, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Directeur de la promotion des infrastructures de jeunesse ;

- Madame Isabelle BADO, Mle 258 075 M, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 6e échelon, est nommée Directrice de la promotion de l’entrepreneuriat et de l’autonomisation des jeunes ;

- Monsieur Ollo GONGO, Mle 257 389 A, Professeur d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 6e échelon, est nommé Directeur de la maintenance et de l’équipement ;

- Monsieur Dioyabidi LOMPO, Mle 35 962 M, Professeur certifié des lycées et collèges, 1ère classe, 14e échelon, est nommé Directeur du Stade du 4 Août ;

- Monsieur Alexandre ZONO, Mle 208 174 T, Professeur d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Directeur de la formation et de la règlementation ;

- Monsieur Lancina SERI, Mle 342 372 M, Professeur d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 4e échelon, est nommé Directeur de la promotion des activités de loisirs ;

- Monsieur Abou TRAORE, Mle 98 186 T, Professeur d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Directeur de la promotion de l’économie du sport et des loisirs ;

- Monsieur Lédia Géoffroy OUEDRAOGO, Mle 208 173 D, Professeur d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Directeur des sports scolaire et universitaire ;

- Monsieur Yir-Ar Jean Eudes HIEN, Mle 208 176 M, Professeur certifié d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 10e échelon, est nommé Directeur du sport de haut niveau ;

- Monsieur Soumaïla TRAORE, Mle 208 179 A, Professeur d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Secrétaire permanent du Tour du Faso ;

- Madame Reine Annick KANDO, Mle 211 764 F, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 9e échelon, est nommée Chargé d’études ;

- Monsieur Sibiri Armand Appolinaire COMPAORE, Mle 97 599 C, Conseiller de jeunesse et d’éducation permanente, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Chargé d’études ;

- Monsieur Moussa KONDE, Mle 25 814 M, Professeur certifié des lycées et collègues, 1ère classe, 14e échelon, est nommé Directeur régional des sports et des loisirs de la Boucle du Mouhoun ;

- Monsieur Kambatièrè Arsène SOME, Mle 117 241 J, Professeur d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 11e échelon, est nommé Directeur régional des sports et des loisirs des Cascades ;

- Monsieur Kalifa ZONOU, Mle 227 638 D, Professeur certifié d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 8e échelon, est nommé Directeur régional des sports et des loisirs du Centre ;

- Monsieur Bouma BENAO, Mle 85 217 M, Professeur certifié d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Directeur régional des sports et des loisirs du Centre-Est ;

- Monsieur Madou COULIBALY, Mle 236 370 N, Professeur certifié d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 7e échelon, est nommé Directeur régional des sports et des loisirs du Centre-Nord ;

- Monsieur Akiouélé Christophe IDOGO, Mle 218 645 B, Professeur d’éducation physique et sportive, 1ère classe, 9e échelon, est nommé Directeur régional des sports et des loisirs du Centre-Ouest.

III.2. NOMINATIONS DANS LES CONSEILS D’ADMINISTRATION

Le Conseil a procédé à la nomination d’Administrateurs aux Conseils d’administration :

- de la Caisse d’assurance maladie des armées (CAMA) au titre du ministère de la Défense et des anciens combattants ;

- de la Société de gestion du patrimoine ferroviaire du Burkina (SOPAFER-B) au titre du ministère des Infrastructures et du désenclavement.

Le Conseil a également procédé à la nomination de Présidents aux Conseils d’administration de la Caisse d’assurance maladie des armées (CAMA) et de la Société de gestion du patrimoine ferroviaire du Burkina (SOPAFER-B).

 A. MINISTERE DE LA DEFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme Monsieur Alexis dit Bassolé BASSONO, Officier, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère de la Défense et des anciens combattants au Conseil d’administration de la Caisse d’assurance maladie des armées (CAMA) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le second décret nomme Monsieur Alexis dit Bassolé BASSONO, Officier, Président du Conseil d’administration de la Caisse d’assurance maladie des armées (CAMA) pour un premier mandat de trois (03) ans.

B. MINISTERE DES INFRASTRUCTURES ET DU DESENCLAVEMENT

Le Conseil a adopté deux (02) décrets.

Le premier décret nomme Monsieur Ollo PALENFO, Officier, Administrateur représentant l’Etat, au titre du ministère des Infrastructures et du désenclavement au Conseil d’administration de la Société de gestion du patrimoine ferroviaire du Burkina (SOPAFER-B) pour un premier mandat de trois (03) ans.

Le second décret nomme Madame Kâ Josseline Sonia KABORE/OUEDRAOGO, Mle 205 537 E, Ingénieur en génie civil, Présidente du Conseil d’administration de la Société de gestion du patrimoine ferroviaire du Burkina (SOPAFER-B) pour un premier mandat de trois (03) ans, en remplacement de Monsieur Léandre Zéphirin BAKYONO

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FESPACO 2025 : Le Burkina Faso décroche l’Étalon d’or et réaffirme sa place de capitale du cinéma africain

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Après 28 longues années d’attente, le cinéma burkinabè retrouve enfin sa place sur le toit de l’Afrique avec la consécration de Dani Kouyaté et de son film « Katanga ou la danse des scorpions », couronné de l’Étalon d’or de Yennenga lors de la clôture du 29ᵉ Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), ce samedi.

 Katanga ou la danse des scorpions
Katanga ou la danse des scorpions

Ce sacre, attendu et célébré avec ferveur, ne fait que magnifier une édition exceptionnelle du FESPACO, tenue dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et géopolitiques majeurs. Il témoigne de la capacité du Burkina Faso à organiser, malgré les turbulences, un événement culturel de renommée mondiale, rassemblant des milliers de cinéastes, d’acteurs, de producteurs et de passionnés du septième art venus de tous horizons.

Un défi organisationnel relevé avec brio

Au-delà du triomphe artistique, l’édition 2025 du FESPACO a été un véritable succès logistique et organisationnel. Le gouvernement burkinabè, avec l’implication personnelle du président de la transition et du chef du gouvernement, a déployé d’importants moyens pour assurer la sécurité et le bon déroulement des festivités. Des milliers de festivaliers, en provenance de 53 pays, ont convergé vers la capitale burkinabè, bravant les appréhensions liées à la situation sécuritaire et témoignant ainsi de la résilience du Burkina Faso.

Le Tchad, pays invité d’honneur, a marqué cette édition par une forte délégation, confirmant la dimension panafricaine du FESPACO et son rôle de creuset du cinéma continental.

Avec 1 351 films soumis et 235 retenus en sélection officielle – soit une hausse de 12,53 % par rapport à l’édition précédente –, le festival a mis en lumière la vitalité et la diversité du cinéma africain. 625 œuvres ont été projetées sur 12 sites durant huit jours, illustrant la richesse du panorama cinématographique du continent. 178 millions de francs CFA ont été remis aux professionnels en guise de récompenses, confirmant la reconnaissance et le soutien aux talents du secteur.

Dani Kouyaté et le Capitaine Ibrahim Traoré
Dani Kouyaté et le Capitaine Ibrahim Traoré

Le Burkina Faso, bastion du cinéma africain

Ce succès incontestable du 29ᵉ FESPACO vient balayer les perceptions négatives souvent associées à la situation du Burkina Faso à l’international. Loin des clichés et des discours alarmistes, le pays s’est affirmé comme un acteur culturel majeur, un pôle de créativité et un bastion du cinéma africain.

La capacité du FESPACO à maintenir son rayonnement, malgré les difficultés conjoncturelles, rappelle que la culture demeure une arme puissante de résilience et d’émancipation. Au-delà des films projetés et des prix décernés, ce festival incarne un message d’espoir et de détermination pour un continent en quête de souveraineté culturelle et d’affirmation identitaire.

Un signal fort pour l’Afrique et le monde

Le FESPACO 2025 n’est pas seulement une victoire pour le Burkina Faso, c’est un signal fort envoyé à toute l’Afrique et au reste du monde. Dans un contexte où les crises politiques et sécuritaires ébranlent plusieurs nations africaines, cette biennale démontre que l’art et la culture peuvent être des leviers puissants de résilience et de rassemblement.

En mettant en lumière la richesse du cinéma africain, le Burkina Faso continue d’écrire son histoire en lettres de feu sur la scène culturelle internationale. Terre de Thomas Sankara, pays des hommes intègres, il prouve que, quelles que soient les épreuves, l’Afrique ne doit jamais cesser de créer, de raconter son histoire et de défendre son identité culturelle.

Vivement la 30ᵉ édition du FESPACO, toujours plus rayonnante et inspirante !

Saidicus Leberger 

Pour Faso Patriotes TV

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Affaire Platini-Blatter : le parquet suisse requiert 20 mois de prison avec sursis

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Le parquet suisse a requis, ce mardi, une peine de 20 mois de prison avec sursis contre Michel Platini et l’ancien président de la FIFA, Sepp Blatter, rejugés en appel après leur acquittement en première instance dans une affaire de paiement controversé.

Blatter et Platini
Blatter et Platini

La Cour d’appel extraordinaire du Tribunal pénal fédéral, réunie à Muttenz (nord-ouest de la Suisse), rendra sa décision le 25 mars prochain. Ce dossier, qui a brisé la carrière des deux dirigeants, porte sur une escroquerie présumée et pourrait théoriquement leur valoir jusqu’à cinq ans de prison.

Une peine avec sursis demandée

Le procureur Thomas Hildbrand a renoncé à requérir une peine ferme et a proposé une condamnation assortie d’un sursis avec mise à l’épreuve de deux ans, reprenant ainsi les réquisitions formulées lors du premier procès en 2022. Pendant plus de trois heures et demie, il a minutieusement démonté la défense des deux accusés, rejetant la thèse d’un prétendu « contrat oral » qui justifierait le paiement litigieux.

Selon Michel Platini et Sepp Blatter, un accord verbal aurait été conclu pour rémunérer à hauteur d’un million de francs suisses annuels les services de conseiller rendus par l’ex-capitaine des Bleus entre 1998 et 2002. Faute de ressources financières suffisantes à l’époque, la FIFA ne lui aurait versé, dans un premier temps, que 300 000 francs suisses par an, le solde devant être payé ultérieurement.

C’est sur cette base que Platini, alors président de l’UEFA, a adressé en 2011 une facture de deux millions de francs suisses (1,8 million d’euros) à la FIFA, signée par Blatter et validée par l’instance dirigeante du football mondial.

Une version « invraisemblable » selon le parquet

Cette justification n’a pas convaincu l’accusation. Thomas Hildbrand a souligné que, dès 1999, la FIFA disposait de suffisamment de liquidités pour honorer l’intégralité du paiement, et que ses réserves financières s’élevaient à 328 millions de francs suisses en 2002.

Il a également insisté sur l’absence de toute trace écrite de cet accord, l’absence de témoins et le fait qu’aucune provision n’avait été inscrite dans les comptes de l’organisation. « Cela est contraire aux usages commerciaux et aux pratiques habituelles de la FIFA », a-t-il martelé, estimant que ces éléments attestent du caractère frauduleux de la transaction.

Une FIFA absente mais partie civile

Le procès en appel, débuté lundi, devrait se poursuivre au plus tard jusqu’à jeudi avec les plaidoiries de la défense. Fait notable, bien que la FIFA soit partie civile et se soit jointe à l’appel du parquet, elle n’a pas dépêché de représentants à Muttenz et n’a formulé aucune demande spécifique.

À l’issue de ce procès, la décision de la Cour d’appel du Tribunal pénal fédéral pourrait sceller définitivement le sort de Michel Platini et Sepp Blatter, dont l’affaire a marqué l’un des plus grands scandales de gouvernance dans l’histoire du football mondial.

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Lomé accueille le premier Forum des éditeurs jeunesse d’Afrique : un tournant pour la littérature enfantine sur le continent

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Du 6 au 8 mars 2025, la capitale togolaise sera le théâtre d’un événement inédit : le Forum des éditeurs jeunesse d’Afrique (FEJA). Initié par l’association Lire au Togo avec le soutien de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), ce premier rendez-vous entend donner un souffle nouveau à l’édition jeunesse en Afrique.

Forum des éditeurs jeunesse d’Afrique
Forum des éditeurs jeunesse d’Afrique

Un enjeu crucial pour l’éducation et l’identité culturelle

Le livre jeunesse constitue un pilier fondamental du développement intellectuel et de la transmission des valeurs culturelles. Un enfant exposé précocement à la lecture bénéficie d’une meilleure maîtrise linguistique et d’une plus grande capacité d’apprentissage. Pourtant, en Afrique, où les taux d’analphabétisme restent préoccupants dans plusieurs pays, l’édition jeunesse peine à se structurer.

La rareté des ouvrages destinés aux enfants, combinée à la domination de livres importés ne reflétant pas toujours les réalités africaines, freine l’éveil culturel des jeunes générations. Nombre d’enfants grandissent en effet avec des récits étrangers, souvent déconnectés de leur quotidien et de leur patrimoine linguistique. C’est dans cette perspective que le FEJA entend marquer un tournant décisif en posant les bases d’une industrie du livre jeunesse authentiquement africaine et dynamique.

Un rendez-vous structurant pour le marché du livre jeunesse

Avec 14 pays invités et près de 50 éditeurs attendus, cette première édition ambitionne de répondre aux défis de la production et de la diffusion du livre jeunesse sur le continent. Plusieurs objectifs clés guideront les échanges :

  • Valoriser la production jeunesse africaine en offrant une plateforme de visibilité aux éditeurs spécialisés.
  • Favoriser les synergies entre maisons d’édition à travers des projets de coédition et des cessions de droits.
  • Encourager les échanges entre zones linguistiques afin d’amplifier la traduction et la circulation des œuvres au sein du continent.
  • Analyser les tendances du marché du livre en Afrique, notamment en matière de distribution et de numérique.

Dans cette optique, 1 500 titres seront représentés, témoignant de la richesse et de la diversité des productions locales. Parmi les pays participants figurent notamment la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Togo, le Bénin, le Nigéria, la Guinée, le Cameroun, le Gabon, l’Île Maurice, le Kenya, Madagascar, Djibouti, le Mali et le Maroc.

Trois jours d’échanges et d’innovation

Au cœur du programme, trois axes majeurs orienteront les discussions : la coédition, la créativité et l’illustration. Ces thématiques guideront les réflexions sur les défis contemporains du secteur, notamment la distribution du livre numérique et le rôle des métadonnées dans la visibilité des œuvres.

Des rencontres B to B seront également organisées afin de faciliter les collaborations entre professionnels du livre, qu’il s’agisse de cessions de droits, de coéditions transnationales ou encore de stratégies pour renforcer la présence du livre jeunesse sur le marché africain.

Ce qui distingue le FEJA, c’est son format sélectif et exclusivement professionnel. Seules les maisons d’édition spécialisées dans la production jeunesse – hors secteur scolaire – sont conviées. Ce choix délibéré vise à garantir la pertinence des échanges et à favoriser l’émergence de partenariats concrets et durables.

Un pas décisif pour l’avenir du livre jeunesse en Afrique

En initiant cette rencontre inédite, le FEJA jette les bases d’une structuration solide du marché du livre jeunesse africain. Il constitue une opportunité unique de repenser la place du livre pour enfants en Afrique, en affirmant l’importance d’une production littéraire enracinée dans les réalités culturelles locales.

Alors que l’édition jeunesse représente un levier stratégique pour l’éducation et la promotion de la lecture, ce premier Forum ouvre des perspectives prometteuses. En fédérant les acteurs du secteur autour d’une ambition commune, le FEJA pourrait bien être le catalyseur d’une nouvelle ère pour la littérature enfantine africaine.

 

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