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Burkina Faso : Rupture francophone, un choix pour l'intégrité et l'équité

Publié le par FASO PATRIOTES TV

Ouagadougou, 18 mars 2025Dans une décision qui marque un tournant majeur dans sa politique étrangère, le Burkina Faso a officiellement mis fin à sa coopération avec l’Organisation internationale de la Francophonie. Le gouvernement burkinabè justifie ce retrait par l’éloignement de l’institution de ses objectifs premiers de promotion de la coopération culturelle et technique, qui, selon ses dires, s’est peu à peu transformée en « un partial instrument de manipulation politique ».

L’Organisation Internationale de la Francophonie
L’Organisation Internationale de la Francophonie

Un contexte historique et institutionnel en mutation

Depuis sa création, l’Organisation internationale de la Francophonie a été perçue comme un vecteur de solidarité entre les nations partageant la langue et la culture françaises, œuvrant pour le dialogue interculturel et la coopération technique. À ses débuts, l’institution incarnait l’espoir d’un renouveau des échanges entre les pays francophones, mettant en avant des valeurs de justice, d’égalité et de promotion culturelle. Pourtant, au fil des années, plusieurs voix s’élèvent pour dénoncer un dévoiement de cette mission originelle.

Pour le Burkina Faso, longtemps fervent défenseur d’un projet francophone inclusif, la situation actuelle est devenue intolérable. Ouagadougou estime que l’institution ne répond plus aux attentes légitimes des États membres, en particulier en ce qui concerne la mise en œuvre de politiques justes et équitables, en dépit des mutations politiques observées dans plusieurs pays partenaires.

Les raisons d’un désengagement décisif

Au cœur du discours officiel, le gouvernement burkinabè pointe du doigt une dérive préoccupante : l’OIF, jadis bastion de coopération culturelle et technique, se serait muée en un instrument biaisé servant des intérêts politiques partisans. « Le Burkina Faso ne saurait poursuivre sa coopération avec une institution qui ne répond plus à ses attentes légitimes en termes de justice, d’égalité et d’équité », déclarait la communication officielle de Ouagadougou.

Cette critique acerbe se fonde sur l’observation d’un engagement sélectif de l’organisation, notamment lors de la suspension des pays de l’AES – une mesure qui, selon les autorités de Ouagadougou, illustre l’arbitraire et l’injustice dont se fait l’écho dans la gestion de l’institution. Tandis que certains États ayant connu des changements de pouvoir similaires voyaient leurs situations ignorées, l’OIF restait, d’après Ouagadougou, aphone face aux évolutions politiques que justifieraient une réaction différenciée.

La suspension des pays de l’AES : Un signal d’alerte

La question de la suspension des pays de l’AES est au centre du débat. Pour le Burkina Faso, cette mesure, appliquée de manière sélective, témoigne d’un parti pris regrettable et d’une application inégale des principes de solidarité et d’équité qui devraient animer toute organisation internationale. Ce traitement différencié ne saurait être toléré par une nation qui aspire à un ordre mondial fondé sur la justice et le respect des engagements mutuels.

Ainsi, le désengagement du Burkina Faso apparaît comme une réponse ferme à une politique perçue comme partiale, qui ne permet plus d’envisager une coopération sur un pied d’égalité entre les États membres. Cette rupture, saluée par certains observateurs, réaffirme la volonté de Ouagadougou de défendre des principes démocratiques et de souveraineté, même au prix de se détacher d’un réseau historique.

Réactions et implications internationales

Le retrait du Burkina Faso de l’Organisation internationale de la Francophonie ne manque pas de susciter de vives réactions sur la scène internationale. Dans certains milieux diplomatiques, cette décision est perçue comme un acte de fermeté et de lucidité, témoignant de la volonté du pays de recentrer ses partenariats autour de valeurs réellement partagées.

D’autres observateurs y voient quant à eux le prélude à une redéfinition des alliances culturelles et techniques en Afrique, dans un contexte mondial où la quête de souveraineté et d’autonomie se fait de plus en plus pressante. Le départ de Ouagadougou pourrait ainsi encourager d’autres nations à reconsidérer leur engagement dans des institutions internationales, si ces dernières ne parviennent plus à garantir une gestion impartiale et équilibrée des relations interétatiques.

Conséquences pour la politique étrangère burkinabè

Sur le plan national, la décision marque une rupture symbolique avec un passé où l’appartenance à la Francophonie était synonyme d’appui et de solidarité. Le gouvernement du Burkina Faso entame désormais une nouvelle ère de sa diplomatie, fondée sur la recherche de partenariats qui respectent pleinement ses aspirations en matière de justice, d’égalité et d’équité.

Ce repositionnement stratégique s’inscrit dans une démarche plus large de diversification des alliances internationales. En se détachant d’une institution qu’il juge dévoyée, Ouagadougou affiche sa détermination à collaborer uniquement avec des partenaires qui partagent une vision sincère du développement culturel et technique, exempt de toute instrumentalisation politique.

Perspectives d’avenir : Vers une nouvelle architecture des coopérations internationales

La sortie de l’Organisation internationale de la Francophonie ouvre un nouveau chapitre pour le Burkina Faso. Ce choix, empreint d’une volonté de regagner en intégrité et en autonomie, incite la nation à explorer de nouveaux horizons en matière de coopération régionale et internationale. Dans ce contexte, le pays envisage de renforcer ses relations avec d’autres institutions et acteurs globaux, qui privilégient une approche fondée sur le respect mutuel et la justice.

Par ailleurs, cette décision pourrait contribuer à redéfinir le paysage des alliances culturelles en Afrique, en invitant d’autres États à s’interroger sur la pertinence de leurs engagements actuels. La quête d’une coopération véritablement équitable se trouve ainsi placée au cœur des débats diplomatiques contemporains, marquant un tournant vers une ère nouvelle où chaque partenariat sera scruté au prisme de l’équité et du respect des valeurs universelles.

Conclusion

Le départ du Burkina Faso de l’Organisation internationale de la Francophonie, effectif depuis le 28 février 2025, constitue un geste fort, porteur d’un message clair : la nation burkinabè refuse de cautionner une dérive qui ferait fi des principes de justice, d’égalité et d’équité. Ce retrait, qui résonne comme un cri d’alarme contre la manipulation politique, ouvre la voie à une redéfinition des partenariats internationaux, guidée par la rigueur morale et le respect des engagements réciproques.

Dans un monde en pleine mutation, le choix du Burkina Faso illustre la nécessité pour chaque État de s’affirmer dans sa quête de souveraineté et de dignité, en ne s’engageant qu’avec des institutions à l’image de ses aspirations les plus profondes. Une rupture, certes douloureuse, mais indispensable pour forger une coopération internationale à la hauteur des défis contemporains.

Saidicus Leberger
Pour Faso Patriotes TV

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Audience du PM avec une délégation de la Commission de l'Informatique et des Libertés, ITW

Publié le par FASO PATRIOTES TV

Source: Service d'Infrmation Gouvernemental

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Faso Patriotes TV en direct LE 19H DU 18 MARS 2025

Publié le par FASO PATRIOTES TV

LE 19H DU 18 MARS 2025 - Mois du partage : L’Association Pour le développement Economique et Social ADES Nord section grands Ouest , appelle à l’unité et à la fraternité .
C’était lors d’une rupture collective organisée à Bobo-Dioulasso.

- Que revêt le mois du jeune musulman ? Plus de précision de Siaka Sanou (Imam de la grande mosquée de Dioulassoba.

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Le Capitaine Thomas Sankara, le Capitaine Ibrahim Traoré : Deux hommes, deux époques, une même vision révolutionnaire

Publié le par FASO PATRIOTES TV

L’histoire politique du Burkina Faso est marquée par des figures charismatiques qui ont su incarner les aspirations profondes du peuple burkinabè. Parmi elles, le Capitaine Thomas Sankara, héros panafricaniste et fervent artisan de la révolution burkinabè des années 1980, et le Capitaine Ibrahim Traoré, actuel chef de l’État, dont l’avènement au pouvoir en 2022 a ravivé les espoirs d'une souveraineté nationale pleine et entière.

Le Capitaine Thomas Sankara à l'écoute des paysans
Le Capitaine Thomas Sankara à l'écoute des paysans

Si leurs contextes diffèrent, leurs trajectoires présentent des similitudes troublantes, notamment dans leur engagement inébranlable à restaurer la dignité du peuple burkinabè, à réaffirmer l'autodétermination nationale et à combattre les influences néocoloniales. Deux hommes, deux époques, mais une même vision révolutionnaire !

Thomas Sankara et les femmes
Thomas Sankara et les femmes

Thomas Sankara : L'icône intemporelle de la révolution burkinabè

Arrivé au pouvoir le 4 août 1983, Thomas Sankara s'est immédiatement illustré par son volontarisme politique et son idéal de transformation radicale de la société burkinabè. Il entreprend une politique audacieuse axée sur l'autosuffisance alimentaire, l'émancipation des femmes, la lutte contre la corruption et le rejet du paternalisme des grandes puissances.

Thomas Sankara plante un arbre.
Thomas Sankara plante un arbre.

Lui qui considérait la dette africaine comme une arme d'asservissement n'a jamais cédé aux pressions des institutions financières internationales. Il préconisait un Burkina Faso affranchi des logiques d'assistanat et ancré dans une dynamique de développement endogène. Son discours au sommet de l’OUA à Addis-Abeba en 1987 résonne encore comme une exhortation à la liberté des peuples africains face à l'hégémonie économique occidentale.

Mais cette vision révolutionnaire sans concession lui vaudra de puissants ennemis. Il sera tragiquement assassiné le 15 octobre 1987, victime d'un complot fomenté par des intérêts étrangers et des forces internes opposées à son programme de rupture.

Le Capitaine Ibrahim Traoré et un paysan
Le Capitaine Ibrahim Traoré et un paysan

Ibrahim Traoré : Héritier d’un combat inachevé ?

Plus de trois décennies après la disparition de Sankara, un autre officier burkinabè, le Capitaine Ibrahim Traoré, émerge sur la scène politique. Dans un Burkina Faso miné par l'insécurité et la défiance populaire vis-à-vis des classes dirigeantes, il s'empare du pouvoir le 30 septembre 2022, renversant le Lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba.

A l’instar de Sankara, Traoré revendique une politique de souveraineté intégrale, affirmant la nécessité pour le Burkina Faso de définir seul son avenir. Sa gouvernance repose sur des principes fondamentaux rappelant l'héritage sankariste :

Une politique de rupture avec les influences néocoloniales, notamment la remise en cause des présences militaires étrangères et des partenariats inéquitables.

L'autonomie stratégique et militaire, illustrée par le recours accru à des alliances diversifiées et un renforcement de la défense nationale.

Une lutte frontale contre la corruption et l'impunité, visant à restaurer la confiance des citoyens dans leurs institutions.

Une mobilisation populaire autour de l’idéal patriotique, appelant les Burkinabè à s'impliquer directement dans la reconquête territoriale et la stabilisation du pays.

Si Traoré n'a pas adopté une rhétorique révolutionnaire aussi marquée que son illustre prédécesseur, ses actions traduisent un rejet des compromissions passées et une volonté affirmée de redonner au Burkina Faso sa souveraineté.

Capitaine Ibrahim Traoré et une paysanne
Capitaine Ibrahim Traoré et une paysanne

Une continuité idéologique indéniable

L'ombre de Sankara plane sur la gouvernance de Traoré. Si les contextes historiques et politiques ont évolué, les fondements de leur engagement demeurent comparables.

Tous deux sont issus des rangs militaires, persuadés que l'armée ne doit pas être un simple instrument de coercition, mais un moteur du développement national.

Tous deux ont porté un discours d’affirmation nationale, défiant les ingérences étrangères et promouvant une réappropriation des ressources du pays pour servir les intérêts du peuple.

Tous deux ont mis un point d’honneur à réhabiliter l'honneur et la dignité du Burkinabè, en le plaçant au cœur de la politique de transformation sociale.

Capitaine Ibrahim Traoré et les balayeuses
Capitaine Ibrahim Traoré et les balayeuses

Entre espoir et défis, quel avenir pour l'héritage révolutionnaire ?

Si Thomas Sankara a suscité une ferveur indélébile, il a aussi dû faire face à des adversités internes et externes qui ont précipité sa chute. Aujourd'hui, Ibrahim Traoré, bien que porté par un véritable élan populaire, se trouve confronté à des défis colossaux :

  • La lutte contre le terrorisme, qui reste un enjeu existentiel pour le Burkina Faso.
  • La résilience économique, avec la nécessité de repenser un modèle de développement endogène.
  • La consolidation de la stabilité politique, face aux jeux d'influence et aux tensions internes.

Reste à savoir si Ibrahim Traoré saura déjouer les pièges qui ont coûter la vie à Sankara, et si son réformisme audacieux pourra s'inscrire durablement dans l'histoire du Burkina Faso. Une certitude demeure : l'aspiration du peuple burkinabè à la souveraineté et à la justice sociale est plus vivante que jamais, et le rêve d’une nation forte et libre reste une quête inlassable.

Saidicus Leberger

Pour Faso Patriotes Tv

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Burkina Faso : Lancement de la première phase des Journées Nationales Patriotiques et de Participation Citoyenne (JNPPC) 2025

Publié le par FASO PATRIOTES TV

Ouagadougou, 18 mars 2025Dans un contexte où la cohésion nationale et le renforcement des valeurs républicaines constituent des priorités stratégiques pour le Burkina Faso, le Ministère de la Justice et des Droits humains a donné le ton de la première phase des Journées Nationales Patriotiques et de Participation Citoyenne (JNPPC) 2025. L’annonce a été faite ce mardi 18 mars 2025 lors d’une conférence de presse organisée à Ouagadougou.

Conférence de presse du  Ministère de la Justice et des Droits humains
Conférence de presse du Ministère de la Justice et des Droits humains

Une initiative au service de l'engagement citoyen

Plébiscitée comme un véritable levier de mobilisation sociale, cette première phase des JNPPC se déroulera du 26 mars au 9 avril 2025 sous le thème « Pour l’ordre et la discipline, je m’engage ».

Selon Benjamin SOW, Directeur de la promotion de la citoyenneté et de la paix, cette initiative vise à réveiller les consciences collectives et à insuffler un nouvel élan aux principes fondateurs de la nation burkinabè. « C’est aussi dans la dynamique de rappeler aux populations les valeurs ancestrales qui ont toujours fait la fierté de notre pays que le gouvernement a institué ces journées d’engagement patriotique et de participation citoyenne, en vue de consolider les bases de la nation et de raffermir la cohésion sociale et le vivre-ensemble qui nous sont si chers », a-t-il expliqué.

Des activités variées pour un patriotisme inclusif

Afin de toucher toutes les franges de la société, un programme riche et diversifié a été conçu. Parmi les activités prévues figurent notamment :

  • La montée des couleurs en langue nationale Bissa ;
  • Le lancement du Prix du meilleur engagement citoyen ;
  • Des conférences sur le civisme et la participation citoyenne dans les établissements scolaires, universitaires et les centres de formation professionnelle de toutes les régions du pays ;
  • Des jeux-concours sur le civisme en milieu scolaire ;
  • Une série de rencontres d’échanges et de partage d’expériences avec les Étoiles du Faso dans trois grandes universités burkinabè.

Une institutionnalisation pour une mobilisation pérenne

Les Journées Nationales Patriotiques et de Participation Citoyenne, instaurées par décret en date du 3 avril 2024, seront organisées deux fois par an. Les dates officielles retenues pour ces rassemblements citoyens sont le 26 mars et le 2 octobre de chaque année.

En mettant un point d’honneur à la promotion des valeurs républicaines et à l’engagement patriotique, les autorités burkinabès entendent faire de ces journées un véritable moteur de transformation sociale et de consolidation de la nation. Rendez-vous est donc pris du 26 mars au 9 avril 2025 pour une immersion dans l’esprit de citoyenneté active et de discipline collective.

Saidicus Leberger
Pour Faso Patriotes TV

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Communiqué de presse des ministres des Affaires Étrangères de la Confédération des États du Sahel (AES)

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Le Burkina Faso, la République du Mali et la République du Niger, attachés aux idéaux de rapprochement des peuples à travers la coopération multilatérale, ont joué un rôle actif en tant que membres fondateurs du Sommet de Niamey. Ce sommet a conduit, le 20 mars 1970, à la création de l’Agence de Coopération Culturelle et Technique (ACCT), devenue l’Agence Intergouvernementale de la Francophonie (AIF) en 1998, puis l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) en 2005.

Communiqué de presse des ministres des Affaires Étrangères de la Confédération des États du Sahel (AES)
Communiqué de presse des ministres des Affaires Étrangères de la Confédération des États du Sahel (AES)

Au cours des 55 années d’existence de la Francophonie, ces trois États, aujourd’hui regroupés sous la Confédération des États du Sahel (AES), ont largement contribué à son développement et à son renforcement.

Cependant, dans le cadre des transitions politiques en cours au Mali, au Burkina Faso et au Niger, l’OIF n’a pas su accompagner ces pays dans la réalisation de leurs aspirations souveraines et démocratiques. En conséquence, les chefs d’État des pays membres de la Confédération AES, après une analyse approfondie et conformément aux principes de souveraineté nationale, ont décidé de retirer leur organisation de l’Organisation Internationale de la Francophonie.

Cette décision a été prise par Le Capitaine Ibrahim Traoré, Le Général d’Armée Assimi Goïta et Le Général de Brigade Abdourahamane Tiani, dans le respect des intérêts légitimes de leurs nations.

La notification officielle de ce retrait a été transmise aux instances compétentes, en application de l’article 10 de la Charte de l’OIF.

Fait à Ouagadougou, Bamako et Niamey, le 18 mars 2025.

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Faso Patriotes TV "Le 19 H du 17 Mars 2025 " - Live Stream

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FESPACO 2025 : Les lauréats burkinabès reçus en audience par le ministre de la Culture

Publié le par FASO PATRIOTES TV

Ouagadougou, 17 mars 2025 Les lauréats burkinabès de la 29e édition du Festival Panafricain du Cinéma et de la Télévision de Ouagadougou (FESPACO) ont été reçus en audience par le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, ce lundi 17 mars 2025. Cette rencontre a constitué une occasion privilégiée pour les récipiendaires de présenter officiellement les distinctions obtenues et d'exprimer leur gratitude à l’État burkinabè pour son accompagnement.

Les lauréats burkinabè de la 29e édition du Fespaco
Les lauréats burkinabè de la 29e édition du Fespaco

Une moisson cinématographique riche et honorifique

Les lauréats, aussi bien récipiendaires des prix spéciaux que du prestigieux Étalon d’Or de Yennenga, ont tenu à manifester leur reconnaissance au ministre et à l'ensemble du département de la Culture pour le soutien institutionnel dont ils ont bénéficié tout au long de cette édition du FESPACO. La rencontre a été marquée par des échanges constructifs sur l'avenir du cinéma burkinabè, l'exploitation des œuvres primées et la valorisation de la production cinématographique nationale.

Un engagement réaffirmé pour la valorisation du cinéma burkinabè

Dans son intervention, le Ministre Pingdwendé Gilbert Ouédraogo a exprimé sa fierté de voir le Burkina Faso rayonner une fois de plus sur la scène cinématographique continentale. Il a souligné la nécessité d'une diffusion plus large de ces œuvres dans les salles de cinéma afin de permettre aux Burkinabè de découvrir et d'apprécier ces productions qui puisent dans l’authenticité culturelle du pays. « Le cinéma est un puissant vecteur de transmission de nos valeurs. Il est impératif que nos compatriotes aient accès à ces œuvres afin de s’enrichir de nos identités culturelles », a-t-il affirmé.

Encourageant les cinéastes à persévérer dans la voie de l’excellence, il les a exhortés à explorer davantage les trésors culturels et patrimoniaux du Burkina Faso afin de produire des films ancrés dans la réalité burkinabè et africaine. « Notre identité est notre force, et c’est en la valorisant que nous donnerons à notre cinéma une singularité qui lui permettra de briller encore davantage sur la scène internationale », a-t-il ajouté.

Perspectives et enjeux pour le secteur cinématographique

Cette audience s’inscrit dans une dynamique de renforcement du dialogue entre les acteurs du septième art et les autorités publiques. L’enjeu est double : d’une part, créer des conditions favorables à la production et à la diffusion des œuvres cinématographiques burkinabè, et d’autre part, renforcer la présence du pays dans les grands rendez-vous internationaux du cinéma.

Avec cette reconnaissance institutionnelle, les lauréats du FESPACO 2025 repartent avec la ferme conviction que le cinéma burkinabè, riche de son patrimoine et de son savoir-faire, a de beaux jours devant lui.

Saidicus Leberger
Pour Faso Patriotes TV

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Faso Patriote TV : Une nouvelle voix médiatique au service de l'information et de la cohésion sociale

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Le paysage audiovisuel burkinabè se dote d'un nouvel acteur avec l'inauguration officielle, le vendredi 14 mars 2025, de Faso Patriote TV à Bobo-Dioulasso. Cette nouvelle chaîne ambitionne de jouer un rôle pivot dans la diffusion d'une information rigoureuse et dans la promotion du dialogue national.

Coupure symbolique de l'ouverture de Faso Patriotes TV
Coupure symbolique de l'ouverture de Faso Patriotes TV

Une cérémonie inaugurale de haute teneur

La solennité de l'événement a été soulignée par la présence de plusieurs personnalités administratives, militaires, coutumières et religieuses. Parmi elles, Boukary Malgoubri, Directeur régional des Hauts-Bassins en charge de la Communication, de la Culture et du Tourisme, a pris la parole pour officialiser le lancement de cette chaîne qui aspire à devenir une plateforme médiatique de référence au Burkina Faso. Dans son discours, il a rappelé l'importance capitale des médias dans le contexte actuel et a exhorté Faso Patriote TV à s'inscrire dans une démarche de professionnalisme et de rigueur déontologique.

Boukary Malgoubri, Directeur régional des Hauts-Bassins en charge de la Communication, de la Culture et du Tourisme
Boukary Malgoubri, Directeur régional des Hauts-Bassins en charge de la Communication, de la Culture et du Tourisme

"Le rôle des médias dans un contexte comme le nôtre est crucial. Il est indispensable que Faso Patriote TV adopte une ligne éditoriale responsable, favorisant l’information juste et équilibrée, loin des dérives sensationnalistes qui peuvent fragiliser le tissu social." a-t-il insisté.

Visite des locaux de Faso Patriotes TV
Visite des locaux de Faso Patriotes TV

Un média de proximité au service de tous

Implantée dans le dynamique quartier de Bobo 2010, Faso Patriote TV se positionne comme une chaîne accessible via le web, permettant ainsi aux Burkinabè du pays et de la diaspora de s'informer en temps réel sur l'actualité nationale et internationale. La grille de programmes s'annonce variée et inclusive, avec des émissions consacrées à la culture, au sport, aux débats sociétaux, ainsi qu'un journal télévisé structuré et rigoureux.

Selon Saidou Sidibé, l’un des fondateurs de la chaîne, Faso Patriote TV entend être "un véritable carrefour d’échanges et un laboratoire d’idées", favorisant une participation citoyenne active et accompagnant les mutations sociopolitiques du Burkina Faso et de la sous-région.

Studio Faso Patriotes TV
Studio Faso Patriotes TV

"Notre objectif est de rapprocher les Burkinabè de l'information et des enjeux majeurs qui touchent notre pays. Nous voulons offrir une tribune où chaque voix peut être entendue et où les préoccupations des populations seront relayées avec rigueur et impartialité." a-t-il déclaré.

Boukary Malgoubri, Directeur régional des Hauts-Bassins en charge de la Communication, de la Culture et du Tourisme, Omar Traoré Chargé de Mission auprès de la présidence du Faso au compte de la région des Hauts-Bassins (Parrain de la cérémonie) - Etienne Bako, PDS de l'Arrondissement 5
Boukary Malgoubri, Directeur régional des Hauts-Bassins en charge de la Communication, de la Culture et du Tourisme, Omar Traoré Chargé de Mission auprès de la présidence du Faso au compte de la région des Hauts-Bassins (Parrain de la cérémonie) - Etienne Bako, PDS de l'Arrondissement 5

Une ambition ancrée dans les réalités du pays

Loin d'être un simple canal de diffusion, Faso Patriote TV aspire à être un acteur engagé dans la construction d'une société informée et résiliente. En s'appuyant sur une équipe de journalistes et de techniciens passionnés, la chaîne s'engage à délivrer une information de qualité, préservée de toute manipulation et fidèle aux principes éthiques du métier.

Cette nouvelle offre télévisuelle vient enrichir le paysage médiatique burkinabè en apportant une alternative moderne et accessible, ancrée dans les réalités du pays et ouverte sur le monde. Forte de cette ambition, Faso Patriote TV invite l’ensemble des Burkinabè, qu’ils soient au pays ou à l’étranger, à suivre ses programmes et à s’approprier cette nouvelle plateforme d’information.

Avec ce lancement, Bobo-Dioulasso confirme son statut de pôle culturel et économique de premier plan, tout en affirmant son rôle stratégique dans le développement du secteur médiatique au Burkina Faso. Faso Patriote TV s’inscrit désormais dans cette dynamique, avec la ferme détermination de contribuer à l'édification d'un espace médiatique libre, responsable et au service du bien commun.

Saidicus Leberger

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BURKINA FASO : UNE DYNAMIQUE NATIONALE POUR L’AUTOSUFFISANCE ALIMENTAIRE

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Le Premier ministre présente le bilan et les perspectives de l'offensive agro-pastorale et halieutique 2023-2025

Jean-Emmanuel Ouédraogo - Premier ministre du Burkina Faso face aux députés de l'ALT
Jean-Emmanuel Ouédraogo - Premier ministre du Burkina Faso face aux députés de l'ALT

Ce vendredi 14 mars 2025, devant les députés de l’Assemblée Législative de Transition (ALT), le Premier ministre du Burkina Faso a livré un exposé détaillé sur la situation de la nation, mettant en exergue les avancées réalisées dans le cadre du programme ambitieux de souveraineté alimentaire intitulé « Offensive agro-pastorale et halieutique 2023-2025 ». Sous ce prisme, l’exécutif burkinabè entend non seulement garantir l’autosuffisance alimentaire du pays, mais aussi ériger le secteur agricole et pastoral en véritable levier stratégique de développement économique et social.

UNE POLITIQUE VOLONTARISTE AU SERVICE DE LA SOUVERAINETÉ ALIMENTAIRE

Dans un contexte international marqué par les crises climatiques, les tensions géopolitiques et l’inflation des denrées alimentaires, le Burkina Faso a fait le choix d’une stratégie proactive et endogène pour garantir la sécurité alimentaire de sa population. L'Offensive agro-pastorale et halieutique 2023-2025 repose sur trois axes majeurs : la relance de la production agricole, l’intensification de l’élevage et la promotion de la pêche et de l’aquaculture.

« L’accessibilité et la disponibilité des denrées alimentaires sont des conditions sine qua non de la résilience de notre nation face aux défis contemporains. Nous devons sortir de la dépendance extérieure et valoriser nos ressources locales pour nourrir dignement notre peuple », a affirmé le Premier ministre dans son discours solennel.

DES RÉSULTATS ÉLOQUENTS EN MATIÈRE D’ÉLEVAGE ET DE SANTÉ ANIMALE

L’un des points saillants de cette présentation a été la mise en lumière des efforts colossaux entrepris pour la protection du cheptel national. Dans le cadre du programme de vaccination de masse, 36 millions de têtes de volaille, de bovins et de caprins ont été vaccinés contre les maladies courantes telles que la peste des petits ruminants, la péripneumonie contagieuse bovine et la maladie de Newcastle. Cette campagne de grande envergure a permis de réduire significativement la mortalité animale et d’accroître la productivité du secteur.

« La vaccination systématique du cheptel est un impératif pour la santé animale et par ricochet, pour la sécurité alimentaire. Nos éleveurs doivent pouvoir compter sur des cheptels sains et productifs », a souligné le chef du gouvernement.

En parallèle, des investissements massifs ont été consentis pour la construction et la réhabilitation de plusieurs points d’eau pastoraux, renforçant ainsi l’accès des éleveurs aux ressources hydriques essentielles pour le développement de leurs activités.

UNE AGRICULTURE PLUS RÉSILIENTE FACE AUX CHOCS CLIMATIQUES

Conscient des aléas climatiques qui affectent régulièrement les rendements agricoles, le gouvernement burkinabè a mis en œuvre une politique de diversification des cultures et d’intensification des productions vivrières et céréalières. Cette stratégie a permis une augmentation substantielle des superficies emblavées en mil, sorgho, maïs et riz, tout en promouvant la culture de produits à forte valeur ajoutée tels que le niébé, l’arachide et le sésame.

Le Premier ministre a également insisté sur la modernisation du secteur agricole par l’acquisition de matériels adaptés et la formation des agriculteurs aux techniques innovantes :

  • Développement de l’agroécologie pour préserver la fertilité des sols.
  • Introduction de variétés résilientes adaptées aux conditions climatiques locales.
  • Mécanisation accrue pour améliorer les rendements et alléger la pénibilité du travail agricole.

Ces initiatives s’accompagnent d’un soutien financier renforcé aux producteurs, notamment par la mise en place de crédits agricoles et de subventions pour l’achat d’intrants et d’engrais.

LA PÊCHE ET L’AQUACULTURE : UN NOUVEAU SOUFFLE POUR LE SECTEUR HALIEUTIQUE

Dans l’optique d’assurer un équilibre nutritionnel à la population et de réduire la dépendance aux importations de poissons, le gouvernement a entrepris une politique audacieuse de valorisation des ressources halieutiques. Des infrastructures modernes ont été mises en place pour favoriser l’essor de la pêche artisanale et industrielle, tandis que des actions ont été engagées pour lutter contre la surexploitation des ressources aquatiques.

À cet effet, plusieurs barrages ont été aménagés pour le développement de l’aquaculture et des alevins ont été introduits dans différents plans d’eau afin d’accroître la production locale. Les résultats sont d’ores et déjà prometteurs, avec une augmentation notable des volumes de production halieutique nationale.

VERS UNE PÉRENNISATION DES ACQUIS

La présentation du Premier ministre a également été l’occasion d’évoquer les défis qui persistent, notamment la nécessité d’accroître les capacités de stockage et de transformation des produits agricoles et pastoraux. L’objectif à long terme est d’assurer une meilleure conservation des excédents de production et de renforcer la filière agro-industrielle pour une valorisation optimale des produits locaux.

« Nous devons aller au-delà de la production et penser transformation et commercialisation. Une production abondante qui ne trouve pas de débouchés est une richesse gaspillée », a martelé le Premier ministre.

UN APPEL À L’ENGAGEMENT CITOYEN

En conclusion de son discours, le chef du gouvernement a lancé un appel pressant aux acteurs du secteur agro-pastoral, aux investisseurs ainsi qu’aux citoyens burkinabè :

« Le défi de la souveraineté alimentaire est l’affaire de tous. Chaque Burkinabè doit se sentir concerné et contribuer, à son échelle, à la construction d’une nation résiliente et autosuffisante. »

Portée par une vision claire et des actions concrètes, l’Offensive agro-pastorale et halieutique 2023-2025 s’affirme comme un tournant décisif pour l’indépendance alimentaire du Burkina Faso. Si les tendances actuelles se confirment, le pays pourrait, à terme, se positionner en véritable modèle régional en matière de sécurité alimentaire et de développement agricole durable.

Saidicus Leberger

Pour Faso Patriotes TV

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