Le parquet suisse a requis, ce mardi, une peine de 20 mois de prison avec sursis contre Michel Platini et l’ancien président de la FIFA, Sepp Blatter, rejugés en appel après leur acquittement en première instance dans une affaire de paiement controversé.
Blatter et Platini
La Cour d’appel extraordinaire du Tribunal pénal fédéral, réunie à Muttenz (nord-ouest de la Suisse), rendra sa décision le 25 mars prochain. Ce dossier, qui a brisé la carrière des deux dirigeants, porte sur une escroquerie présumée et pourrait théoriquement leur valoir jusqu’à cinq ans de prison.
Une peine avec sursis demandée
Le procureur Thomas Hildbrand a renoncé à requérir une peine ferme et a proposé une condamnation assortie d’un sursis avec mise à l’épreuve de deux ans, reprenant ainsi les réquisitions formulées lors du premier procès en 2022. Pendant plus de trois heures et demie, il a minutieusement démonté la défense des deux accusés, rejetant la thèse d’un prétendu « contrat oral » qui justifierait le paiement litigieux.
Selon Michel Platini et Sepp Blatter, un accord verbal aurait été conclu pour rémunérer à hauteur d’un million de francs suisses annuels les services de conseiller rendus par l’ex-capitaine des Bleus entre 1998 et 2002. Faute de ressources financières suffisantes à l’époque, la FIFA ne lui aurait versé, dans un premier temps, que 300 000 francs suisses par an, le solde devant être payé ultérieurement.
C’est sur cette base que Platini, alors président de l’UEFA, a adressé en 2011 une facture de deux millions de francs suisses (1,8 million d’euros) à la FIFA, signée par Blatter et validée par l’instance dirigeante du football mondial.
Une version « invraisemblable » selon le parquet
Cette justification n’a pas convaincu l’accusation. Thomas Hildbrand a souligné que, dès 1999, la FIFA disposait de suffisamment de liquidités pour honorer l’intégralité du paiement, et que ses réserves financières s’élevaient à 328 millions de francs suisses en 2002.
Il a également insisté sur l’absence de toute trace écrite de cet accord, l’absence de témoins et le fait qu’aucune provision n’avait été inscrite dans les comptes de l’organisation. « Cela est contraire aux usages commerciaux et aux pratiques habituelles de la FIFA », a-t-il martelé, estimant que ces éléments attestent du caractère frauduleux de la transaction.
Une FIFA absente mais partie civile
Le procès en appel, débuté lundi, devrait se poursuivre au plus tard jusqu’à jeudi avec les plaidoiries de la défense. Fait notable, bien que la FIFA soit partie civile et se soit jointe à l’appel du parquet, elle n’a pas dépêché de représentants à Muttenz et n’a formulé aucune demande spécifique.
À l’issue de ce procès, la décision de la Cour d’appel du Tribunal pénal fédéral pourrait sceller définitivement le sort de Michel Platini et Sepp Blatter, dont l’affaire a marqué l’un des plus grands scandales de gouvernance dans l’histoire du football mondial.
Du 6 au 8 mars 2025, la capitale togolaise sera le théâtre d’un événement inédit : le Forum des éditeurs jeunesse d’Afrique (FEJA). Initié par l’association Lire au Togo avec le soutien de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), ce premier rendez-vous entend donner un souffle nouveau à l’édition jeunesse en Afrique.
Forum des éditeurs jeunesse d’Afrique
Un enjeu crucial pour l’éducation et l’identité culturelle
Le livre jeunesse constitue un pilier fondamental du développement intellectuel et de la transmission des valeurs culturelles. Un enfant exposé précocement à la lecture bénéficie d’une meilleure maîtrise linguistique et d’une plus grande capacité d’apprentissage. Pourtant, en Afrique, où les taux d’analphabétisme restent préoccupants dans plusieurs pays, l’édition jeunesse peine à se structurer.
La rareté des ouvrages destinés aux enfants, combinée à la domination de livres importés ne reflétant pas toujours les réalités africaines, freine l’éveil culturel des jeunes générations. Nombre d’enfants grandissent en effet avec des récits étrangers, souvent déconnectés de leur quotidien et de leur patrimoine linguistique. C’est dans cette perspective que le FEJA entend marquer un tournant décisif en posant les bases d’une industrie du livre jeunesse authentiquement africaine et dynamique.
Un rendez-vous structurant pour le marché du livre jeunesse
Avec 14 pays invités et près de 50 éditeurs attendus, cette première édition ambitionne de répondre aux défis de la production et de la diffusion du livre jeunesse sur le continent. Plusieurs objectifs clés guideront les échanges :
Valoriser la production jeunesse africaine en offrant une plateforme de visibilité aux éditeurs spécialisés.
Favoriser les synergies entre maisons d’édition à travers des projets de coédition et des cessions de droits.
Encourager les échanges entre zones linguistiques afin d’amplifier la traduction et la circulation des œuvres au sein du continent.
Analyser les tendances du marché du livre en Afrique, notamment en matière de distribution et de numérique.
Dans cette optique, 1 500 titres seront représentés, témoignant de la richesse et de la diversité des productions locales. Parmi les pays participants figurent notamment la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Togo, le Bénin, le Nigéria, la Guinée, le Cameroun, le Gabon, l’Île Maurice, le Kenya, Madagascar, Djibouti, le Mali et le Maroc.
Trois jours d’échanges et d’innovation
Au cœur du programme, trois axes majeurs orienteront les discussions : la coédition, la créativité et l’illustration. Ces thématiques guideront les réflexions sur les défis contemporains du secteur, notamment la distribution du livre numérique et le rôle des métadonnées dans la visibilité des œuvres.
Des rencontres B to B seront également organisées afin de faciliter les collaborations entre professionnels du livre, qu’il s’agisse de cessions de droits, de coéditions transnationales ou encore de stratégies pour renforcer la présence du livre jeunesse sur le marché africain.
Ce qui distingue le FEJA, c’est son format sélectif et exclusivement professionnel. Seules les maisons d’édition spécialisées dans la production jeunesse – hors secteur scolaire – sont conviées. Ce choix délibéré vise à garantir la pertinence des échanges et à favoriser l’émergence de partenariats concrets et durables.
Un pas décisif pour l’avenir du livre jeunesse en Afrique
En initiant cette rencontre inédite, le FEJA jette les bases d’une structuration solide du marché du livre jeunesse africain. Il constitue une opportunité unique de repenser la place du livre pour enfants en Afrique, en affirmant l’importance d’une production littéraire enracinée dans les réalités culturelles locales.
Alors que l’édition jeunesse représente un levier stratégique pour l’éducation et la promotion de la lecture, ce premier Forum ouvre des perspectives prometteuses. En fédérant les acteurs du secteur autour d’une ambition commune, le FEJA pourrait bien être le catalyseur d’une nouvelle ère pour la littérature enfantine africaine.
Dans un contexte où la rigueur économique et la transparence des pratiques commerciales sont devenues des priorités nationales, la Direction régionale de l’industrie, du commerce et de l’artisanat des Hauts-Bassins (DRICA-HBS) a démontré, le 15 février 2025, sa détermination à lutter contre toute forme de fraude à l’exportation. À la sortie de Bobo-Dioulasso, un camion transportant de la noix brute de cajou a été intercepté par des agents de contrôle, mettant ainsi en lumière l’importance d’un dispositif de vérification strict pour garantir la conformité des opérations d’exportation.
Saisie de la noix brute de cajou - Photo DCRP-MARAH
Un contrôle économique rigoureux pour préserver l’intégrité du secteur
Dans le cadre de ses activités de contrôle économique et de lutte contre la fraude, la DRICA-HBS veille scrupuleusement à l’application des normes et réglementations en vigueur. L’intervention du 15 février 2025 s’inscrit dans une stratégie globale de modernisation et de sécurisation des échanges commerciaux, en particulier dans un secteur aussi stratégique que l’exportation de noix brute de cajou. En effet, la filière cajou représente non seulement une source importante de revenus pour l’économie régionale, mais également un vecteur d’emplois et de développement pour les populations locales.
Lors de l’opération, les agents de contrôle ont minutieusement vérifié les documents relatifs au camion intercepté. Il a rapidement été constaté que la société exportatrice ne disposait pas des autorisations indispensables pour procéder à l’exportation, conformément aux exigences réglementaires établies par les autorités compétentes. Ce manquement grave a conduit à la saisie intégrale de la cargaison de noix brute de cajou ainsi qu’à l’imposition d’une amende significative, sanction justifiée par la violation des textes en vigueur.
La réglementation en matière d’exportation de noix brute de cajou
Il convient de rappeler que toute opération d’exportation de noix brute de cajou est soumise à une réglementation stricte. Depuis le début de l’année 2025, un agrément spécifique destiné aux exportateurs de ce produit a été institué afin d’assurer un contrôle renforcé et de lutter efficacement contre les pratiques frauduleuses. La délivrance de cet agrément, désormais en cours, constitue une garantie pour les acteurs du secteur qui respectent scrupuleusement les procédures légales et administratives.
Ce cadre réglementaire a pour objectif de favoriser des exportations légales et transparentes, tout en protégeant l’économie nationale des dérives susceptibles de compromettre la réputation et la viabilité du secteur. Ainsi, les autorités rappellent que toute infraction à ces règles expose les contrevenants à des sanctions sévères, comme en témoigne la saisie et l’amende infligées à la société concernée lors de cette récente intervention.
Un signal fort en faveur de la transparence commerciale
L’opération menée par la DRICA-HBS envoie un message clair à l’ensemble des opérateurs économiques : le respect des normes et des procédures est indispensable pour garantir la stabilité et la pérennité des échanges commerciaux. La vigilance déployée par les agents de contrôle n’est pas seulement une mesure de répression, mais également un levier pour encourager une culture de transparence et de conformité au sein du secteur. Les ministères en charge de l’Agriculture et du Commerce n’ont de cesse de souligner l’importance cruciale du respect de la réglementation en matière d’exportation, invitant ainsi tous les acteurs concernés à adopter des pratiques exemplaires.
En veillant à l’application stricte des textes en vigueur, l’État souhaite également protéger les intérêts des producteurs locaux et préserver la qualité des produits destinés à l’exportation. Dans cette optique, les autorités espèrent créer un environnement favorable au développement économique et à la compétitivité des entreprises, tout en garantissant une gestion rigoureuse des ressources nationales.
Un appel à la vigilance citoyenne
Consciente que la lutte contre la fraude et les pratiques illicites ne peut se faire uniquement par des actions administratives, l’administration encourage activement les populations à jouer un rôle de premier plan dans la dénonciation de toute infraction susceptible de nuire aux intérêts économiques du pays. À cet effet, plusieurs numéros verts ont été mis à disposition pour permettre aux citoyens de signaler rapidement et efficacement toute anomalie ou pratique frauduleuse dans le secteur de l’exportation. Les lignes suivantes sont à disposition pour toute information ou alerte :
• 80 00 11 84
• 80 00 11 85
• 80 00 11 86
Cet appel à la vigilance citoyenne s’inscrit dans une démarche participative visant à renforcer la transparence et à instaurer un dialogue constructif entre les autorités et les acteurs de la société civile. En collaborant étroitement, tous les intervenants contribueront à la mise en place d’un système commercial intègre et respectueux des règles.
Conseil Burkinabè de l'Anacarde - CBA
Perspectives d’venir pour la filière cajou
L’incident survenu à la sortie de Bobo-Dioulasso est certes regrettable, mais il constitue également une opportunité pour renforcer les dispositifs de contrôle et améliorer la gouvernance du secteur. Les autorités, en instaurant des mécanismes de vérification renforcés, montrent leur détermination à éradiquer toute forme de fraude et à garantir que les exportations se fassent dans un cadre légal et transparent. Cette démarche devrait, à terme, permettre de consolider la confiance des partenaires internationaux et d’attirer de nouveaux investissements dans la filière, contribuant ainsi au développement économique de la région.
En outre, la mise en place de l’agrément spécifique pour les exportateurs de noix brute de cajou en 2025 représente un tournant décisif pour l’industrie. Ce dispositif, en favorisant la régularité des procédures, offre une meilleure visibilité aux entreprises respectueuses des normes, tout en dissuadant les acteurs frauduleux par la perspective de sanctions dissuasives. Ainsi, le secteur pourra évoluer dans un climat de confiance et de transparence, bénéfique pour l’ensemble des parties prenantes.
Conclusion : Vers une économie plus intègre et responsable
L’intervention de la DRICA-HBS à Bobo-Dioulasso illustre avec force la détermination des autorités à maintenir un haut niveau de discipline économique dans le secteur de l’exportation. En interceptant un camion ne disposant pas des autorisations requises pour exporter de la noix brute de cajou, les agents de contrôle ont non seulement appliqué la loi, mais ont également affirmé la volonté de l’État de protéger ses ressources et d’encourager une pratique commerciale exemplaire.
Face à ces enjeux, il apparaît essentiel que tous les acteurs du secteur – des entreprises aux producteurs, en passant par les autorités publiques – s’engagent résolument en faveur du respect des normes et de la transparence. Par ailleurs, l’implication des citoyens, encouragée par la mise à disposition de lignes d’alerte dédiées, constitue un maillon crucial de cette chaîne de responsabilité.
En définitive, la lutte contre la fraude à l’exportation ne se limite pas à une opération ponctuelle : elle s’inscrit dans une dynamique globale de modernisation et de sécurisation des échanges, garantissant ainsi la compétitivité et la pérennité de l’économie nationale. Dans ce contexte, la vigilance de la DRICA-HBS et l’engagement de tous les acteurs économiques sont des éléments déterminants pour construire un avenir fondé sur l’intégrité, la légalité et le respect des règles.
Ce lundi 24 février 2025, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, a accueilli en audience une délégation ministérielle de la Confédération des États du Sahel (AES) dans une manifestation politique et symbolique d’une importance capitale pour l’avenir de l’espace régional. L’audience, marquée par la présentation du nouveau drapeau de la Confédération, s’inscrit dans la continuité d’un processus de concertation entamé à Bamako et destiné à préparer, en amont des négociations futures avec la CEDEAO, une sortie réfléchie et structurée de l’Alliance.
Le nouveau drapeau de la confédération présenté au Général d’Armée Assimi GOÏTA
Un compte-rendu minutieux des travaux de Bamako
À l’issue de la rencontre, le Général de Brigade Célestin SIMPORE, porte-parole de la délégation et ministre de la Défense et des Anciens Combattants de la République du Burkina Faso, a tenu à saluer l’engagement indéfectible des Forces de Défense et de Sécurité des États membres de l’AES. Selon lui, ces forces « se battent jour et nuit pour le retour de la paix, la sécurité, l’indépendance et la souveraineté réelle de nos trois États ». Ce commentaire illustre la détermination de l’Alliance à préserver et à consolider les acquis de la région, dans un contexte de défis sécuritaires et de pressions extérieures.
Les travaux qui se sont déroulés à Bamako la semaine dernière ont rassemblé des délégations ministérielles et des experts durant des sessions intensives de cinq jours pour les experts et 72 heures pour les ministres. Ces rencontres, d’une rigueur exemplaire, ont permis d’élaborer des conclusions solides et pragmatiques, jugées propices à la structuration future de l’espace AES et à l’affirmation de sa souveraineté. « Les travaux se sont bien déroulés, nous avons abouti à de bonnes conclusions que nous sommes venus présenter à Son Excellence le Président Assimi GOÏTA ce matin », a affirmé le ministre burkinabè, soulignant ainsi la réussite de ces échanges et la clarté des orientations émises par la Confédération.
La présentation du nouveau drapeau : Un symbole d’unité et d’avenir
L’un des moments forts de l’audience a été la présentation du nouveau drapeau de la Confédération des États du Sahel. Selon le Général de Brigade SIMPORE, ce « très beau drapeau » se veut le reflet de l’identité et des aspirations communes des peuples de l’AES. Destiné à être porté à la connaissance de tous, ce symbole se présente comme un élément fédérateur qui, dans les jours à venir, sera célébré par l’ensemble des populations concernées. La mise en avant de ce nouvel emblème témoigne d’une volonté de renouvellement et de modernisation des symboles régionaux, tout en affirmant la continuité d’un projet commun centré sur l’indépendance et la souveraineté.
Vers une sortie concertée de la CEDEAO : Des négociations à venir
Au-delà des aspects symboliques et protocolaires, l’audience de ce lundi s’inscrit dans une perspective stratégique majeure. La délégation ministérielle a été mandatée pour accélérer le processus de structuration de l’espace AES et pour engager, en commission, des négociations avec les pays membres de la CEDEAO. Ces négociations visent à clarifier et à affirmer la position de la Confédération dans le paysage régional, tout en garantissant que l’indépendance et la souveraineté des peuples restent au cœur des priorités.
Les orientations reçues du Président de la Confédération des États du Sahel exhortent les ministres à adopter une approche à la fois pratique et pragmatique, en vue de renforcer l’autonomie régionale et de poser les bases d’un dialogue constructif avec la CEDEAO. Cette démarche est perçue comme essentielle pour permettre à l’Alliance de tirer des conclusions bénéfiques pour l’ensemble des peuples concernés, dans un contexte marqué par des défis sécuritaires, économiques et politiques.
Une vision partagée pour la consolidation de l’espace AES
La visite ministérielle auprès de Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA se veut le prolongement d’un engagement commun en faveur d’un renouveau régional. En présentant les conclusions de leurs travaux et en exposant les orientations stratégiques à venir, les ministres de l’AES ont réaffirmé leur volonté de bâtir une structure consolidée, capable d’assurer l’indépendance réelle de leurs États. Ce processus de structuration, intimement lié à la quête de souveraineté et d’autonomie, s’inscrit dans une vision à long terme qui valorise la coopération entre les nations sahéliennes.
Le discours du Général SIMPORE met en exergue la nécessité d’une mobilisation rapide et coordonnée pour engager les négociations avec la CEDEAO. En effet, il apparaît que les efforts actuels ne se limitent pas à une simple restructuration symbolique, mais s’inscrivent dans une stratégie globale visant à garantir que les orientations politiques et sécuritaires de l’AES soient mises en œuvre de manière effective et transparente.
Implications régionales et perspectives d’avenir
L’accueil réservé par le Président de la Transition aux représentants de la Confédération des États du Sahel marque un moment charnière dans l’histoire de l’espace AES. Dans une région souvent marquée par des tensions et des divergences, cette audience illustre la capacité des États membres à se réunir autour d’un projet commun, porté par des valeurs de souveraineté et d’autodétermination.
La présentation du nouveau drapeau et l’annonce des prochaines négociations avec la CEDEAO constituent des signaux forts envoyés tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’espace sahélien. Elles témoignent d’une volonté affirmée de s’affranchir de toute influence extérieure et de construire une architecture politique qui soit réellement au service des peuples. Dans ce contexte, l’engagement des ministres et la rigueur des travaux entrepris à Bamako semblent prometteurs pour l’avenir de l’Alliance, tout en préfigurant des transformations susceptibles de redéfinir les équilibres régionaux.
Conclusion : Un pas décisif vers l’émancipation régionale
En somme, l’audience tenue ce lundi 24 février 2025 avec Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA représente un jalon déterminant dans le processus de consolidation de la Confédération des États du Sahel. Entre la présentation d’un nouveau drapeau, symbole de l’unité et de l’avenir commun, et l’annonce de négociations imminentes avec la CEDEAO, les ministres de l’AES affichent une volonté claire de forger un espace politique et sécuritaire autonome, fondé sur l’indépendance et la souveraineté des peuples.
Dans un contexte régional en mutation, où les défis de sécurité et de gouvernance demeurent prégnants, cette démarche se présente comme un acte fort de réaffirmation d’une identité commune. En accélérant le processus de structuration et en engageant un dialogue pragmatique avec la CEDEAO, l’AES espère non seulement renforcer la stabilité de ses États membres, mais aussi inscrire durablement le Sahel dans une dynamique d’émancipation et de prospérité partagée. Ce faisant, la Confédération des États du Sahel se dote des outils nécessaires pour affirmer sa place dans le concert des nations et pour garantir, à terme, un avenir serein et souverain pour l’ensemble de ses peuples.
Dans un élan de transparence et de responsabilité, le ministère de la Sécurité a officiellement inauguré, ce mardi, l’édition 2025 de la Journée de l’Exemplarité Fiscale. Sous la présidence éclairée du ministre de la Sécurité, Monsieur Mahamadou SANA, cette manifestation, loin de se réduire à une simple opération cérémonielle, se veut le reflet d’un engagement profond en faveur d’une culture de civisme fiscal et d’une gestion rigoureuse des finances publiques.
Journée de l’exemplarité fiscale
Un acte symbolique au cœur de la politique de transparence
L’initiative, qui vise à instaurer une pratique exemplaire au sein des institutions étatiques, a débuté par un geste fort : le paiement effectif par le ministre de la Sécurité de ses propres obligations fiscales. Ce geste, hautement symbolique, est conçu pour inspirer confiance et montrer l’exemple aux citoyens ainsi qu’à l’ensemble des agents publics. Dans un contexte où l’intégrité et la transparence demeurent des enjeux cruciaux pour le développement national, cette démarche s’inscrit comme une véritable pierre angulaire d’une politique de réformes administratives et économiques.
La cérémonie a été suivie de près par d’autres personnalités du ministère. Monsieur Wendinmanegdé Emmanuel ZONGO, directeur de Cabinet du ministre, ainsi que le Commandant Ahmed OUEDRAOGO, secrétaire général du ministère, ont eux aussi procédé au règlement de leurs obligations fiscales. Ces actions concertées témoignent d’un effort collectif pour établir une norme de conduite irréprochable, illustrant la volonté de l’appareil étatique de mettre en œuvre les principes de bonne gouvernance et de responsabilité.
L’allocution du ministre : Un appel à la solidarité nationale
Dans son allocution, Monsieur Mahamadou SANA a souligné que le paiement des impôts transcende la simple formalité administrative. Selon lui, « s’acquitter de ses obligations fiscales est un acte citoyen qui participe au renforcement de la solidarité nationale et à la construction d’une société plus prospère. Chaque contribution individuelle est une pierre apportée à l’édifice du développement national. » Ces propos, empreints de solennité, résonnent comme un appel vibrant à l’unité et à la responsabilité collective dans un pays qui aspire à un développement endogène et durable.
Le ministre a mis en exergue l’importance d’un engagement moral et civique, incitant l’ensemble du personnel du ministère à suivre cet exemple. Il a exhorté ses collaborateurs à faire preuve d’une assiduité exemplaire dans le règlement de leurs obligations fiscales, afin de participer activement à la consolidation d’un système financier rigoureux et transparent, gage d’un avenir prospère pour la nation.
Vers une culture de la transparence et du civisme fiscal
Au-delà de la dimension symbolique, cette Journée de l’Exemplarité Fiscale se veut également l’occasion de promouvoir une véritable culture du civisme fiscal au sein de l’appareil public et auprès des citoyens. Dans un contexte où la confiance envers les institutions est souvent mise à mal, l’initiative du ministère de la Sécurité apparaît comme une réponse déterminée aux exigences d’une société moderne et responsable.
En affichant publiquement le respect de leurs obligations fiscales, les dirigeants du ministère montrent qu’ils sont prêts à contribuer de manière tangible aux ressources nécessaires à la mise en œuvre des politiques publiques. Ce geste, qui pourrait être perçu comme une simple formalité, revêt en réalité une portée symbolique immense, démontrant que le pouvoir en place ne se dérobe pas aux responsabilités qui incombent à tout citoyen, quels que soient son rang et sa fonction.
Un modèle à suivre pour un développement endogène
Dans le cadre de la Journée de l’Exemplarité Fiscale 2025, le ministre de la Sécurité a également insisté sur la nécessité d’un développement endogène fondé sur une mobilisation efficace des ressources internes. Selon lui, la bonne gestion des finances publiques et le respect des obligations fiscales constituent des leviers indispensables pour construire une économie solide et autonome. En encourageant ses agents à suivre son exemple, le ministre entend renforcer la cohésion institutionnelle et instaurer une dynamique de responsabilisation qui, à terme, profitera à l’ensemble de la société.
La démarche engagée par le ministère de la Sécurité se place ainsi dans une vision globale du développement national, où chaque contribution fiscale, même modeste, participe à la réalisation d’un projet commun. Dans une ère où les défis économiques et sociaux sont nombreux, l’appel à l’effort collectif se présente comme un rempart contre la dégradation des ressources publiques et un vecteur d’espoir pour un avenir meilleur.
Répercussions sur la société et l’image de l’État
L’initiative de cette Journée de l’Exemplarité Fiscale n’est pas seulement un exercice de communication ; elle est destinée à transformer les mentalités et à restaurer la confiance des citoyens dans leurs institutions. En affichant une transparence totale et en adoptant une conduite exemplaire, le ministère de la Sécurité entend redorer l’image de l’État et encourager une participation active de la population dans le financement des services publics.
Ce modèle d’exemplarité pourrait également inspirer d’autres ministères et institutions à suivre la même voie, créant ainsi un cercle vertueux de responsabilisation et de transparence qui contribuerait à l’amélioration du climat des affaires et à la relance de l’économie nationale. Dans un monde où la bonne gouvernance est devenue une exigence incontournable, l’exemple donné par le ministère de la Sécurité se veut être le précurseur d’un changement de paradigme dans la gestion des finances publiques.
Conclusion : Un engagement citoyen pour un avenir commun
La Journée de l’Exemplarité Fiscale 2025, lancée sous l’égide du ministère de la Sécurité, s’inscrit comme un moment décisif dans la promotion d’un civisme fiscal rigoureux et d’une transparence institutionnelle renforcée. Par le biais d’actes symboliques et concrets, le ministre Mahamadou SANA et ses collaborateurs ont démontré que le respect des obligations fiscales n’est pas seulement une contrainte administrative, mais bien un acte de citoyenneté qui participe à la construction d’une société plus solidaire et prospère.
À travers cette initiative, l’État se présente comme un modèle de responsabilité et d’intégrité, invitant chacun à contribuer à l’édifice du développement national. Alors que la Tunisie, comme bien d’autres nations, est confrontée à des défis économiques et sociaux majeurs, la mobilisation autour du paiement des taxes et impôts apparaît comme une voie essentielle pour garantir un avenir fondé sur la justice, la transparence et l’unité. Cette journée symbolique marque ainsi le début d’une nouvelle ère, où le civisme fiscal et la bonne gouvernance seront les piliers sur lesquels reposera le renouveau de la nation.
Dans l’après-midi du 4 mars 2025, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’Extérieur, Karamoko Jean Marie TRAORE, a accueilli l’Ambassadeur du Burkina Faso au Mali, Julienne DEMBELE /SANON, lors d’une rencontre empreinte de solennité et d’enthousiasme. L’Ambassadeur, première responsable de la Mission diplomatique à Bamako, a présenté au ministre la quittance d’un don de dix millions de francs CFA, offert par l’ambassade à titre de contribution à l’effort de paix au profit du Fonds de soutien patriotique.
Le ministre des Affaires étrangères de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’Extérieur Karamoko Jean Marie TRAORE et l’Ambassadeur du Burkina Faso au Mali, Julienne DEMBELE-SANON.
Cette somme, fruit d’une levée de fonds organisée lors de la première édition des journées économiques de la représentation diplomatique, témoigne de l’engagement actif de la diaspora burkinabè résidant au Mali. Ces journées ont constitué un cadre privilégié pour mobiliser les différentes communautés en soutien à la dynamique de reconquête du territoire national, en conjuguant efforts économiques et aspirations à la paix.
Lors de cette cérémonie, l’Ambassadeur Julienne DEMBELE /SANON a souligné la dimension symbolique de cette initiative, qui vise à accompagner et encourager les forces engagées pour la libération totale de la mère patrie. Elle a également profité de l’occasion pour rendre hommage aux forces combattantes tombées sur le champ de bataille et pour adresser un message d’encouragement aux soldats toujours au front.
Le ministre TRAORE, visiblement ému par cette mobilisation, a exprimé sa profonde gratitude envers l’ensemble des contributeurs et a félicité toute l’équipe de l’ambassade pour l’organisation exemplaire de ces journées économiques. « J’ai suivi personnellement comment vous avez préparé ces journées ; c’était une première, et ce qui importe ce sont les bons résultats que vous avez pu atteindre », a-t-il affirmé. Il a également invité l’Ambassadeur à maintenir le cap dans la mobilisation des Burkinabè de l’Extérieur, tout en lui demandant de transmettre les salutations fraternelles du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORE, ainsi que celles du gouvernement burkinabè, aux autorités maliennes.
Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique plus large d’engagement et de solidarité, illustrant la capacité des Missions diplomatiques et Postes consulaires à mobiliser d’importantes ressources financières en faveur du Fonds de soutien patriotique. Elle renforce ainsi l’idée d’un partenariat étroit entre les acteurs étatiques et la diaspora pour soutenir l’effort de paix et contribuer à la reconquête de la nation.
En cette période de Ramadan, alors que la demande de produits alimentaires s’accroît, les cyber-escrocs n’hésitent pas à exploiter la ferveur des consommateurs. Profitant de la crédulité ambiante, ils proposent sur internet des offres exceptionnellement attractives sur des produits essentiels tels que le sucre ou l’huile de marques réputées, masquant derrière ces promotions des arnaques bien orchestrées.
Offres alléchantes, fausses promotions
Les plateformes de vente en ligne, ainsi que certains réseaux sociaux, se trouvent ainsi inondés de publicités et de messages incitant à l’achat rapide de ces articles à des tarifs défiant toute concurrence. Cependant, derrière ces annonces alléchantes se cachent souvent des sites frauduleux ou des vendeurs fictifs qui, une fois le paiement effectué, livrent des produits de qualité médiocre voire inexistants.
Les experts en cybersécurité soulignent que la prudence est de mise. « Il convient de vérifier scrupuleusement la légitimité des vendeurs et des plateformes avant de s’engager dans une transaction en ligne, notamment en consultant les avis d’autres utilisateurs et en s’assurant que le site propose des garanties de sécurité pour le paiement », explique un spécialiste du domaine.
Les autorités encouragent les internautes à privilégier les sites officiels et reconnus pour leurs offres, et à utiliser des moyens de paiement sécurisés. Elles rappellent également l’importance de signaler toute activité suspecte aux services compétents afin de lutter efficacement contre ce type de fraude qui, en plus de porter préjudice aux consommateurs, nuit à la réputation du commerce électronique.
Face à cette recrudescence d’escroqueries en période de forte activité commerciale, la vigilance et l’information demeurent les meilleurs atouts pour contrer les cyber-escrocs. Ce contexte particulier du Ramadan, marqué par une hausse significative des transactions en ligne, impose ainsi une mobilisation collective pour préserver la sécurité des échanges et la confiance des consommateurs.
Dans le sillage du Carême chrétien, période de recueillement et de profonde introspection, le Capitaine Ibrahim Traoré a exprimé le vœu que ces moments pieux soient l’occasion de renforcer le vivre-ensemble. Dans une allocution empreinte de sincérité, il a souligné que cette saison de renoncement et de méditation doit servir de catalyseur pour l’unité et la solidarité au sein de la société.
Capitaine Ibrahim Traoré
Le Capitaine Traoré a rappelé que, dans un contexte marqué par des défis sociétaux et une diversité culturelle, le Carême représente non seulement un temps de dévotion personnelle, mais également une opportunité de renouer les liens fraternels entre les citoyens. « Ces moments de recueillement offrent à chacun l’occasion de se recentrer sur les valeurs communes qui fondent notre vivre-ensemble », a-t-il affirmé, mettant en exergue l’importance d’une cohésion renforcée pour surmonter les divisions.
Au-delà de la dimension spirituelle, le message du Capitaine s’inscrit dans une démarche résolument humaniste. Il invite les populations à transcender leurs différences et à embrasser un esprit de tolérance et de fraternité, propice à la construction d’un avenir harmonieux. Dans un climat où les repères sociaux sont parfois mis à mal, cet appel à l’unité résonne comme un rappel des principes fondamentaux de respect et de solidarité.
En cette période de Carême, le Capitaine Ibrahim Traoré formule ainsi un espoir ambitieux : que le cheminement intérieur et collectif amorcé par chacun permette de bâtir une société plus solidaire, où le vivre-ensemble se renforce par le partage des valeurs de paix et de fraternité.
Février 2025 restera gravé dans les annales des Forces combattantes du Burkina Faso comme un mois marqué par des victoires stratégiques contre les groupes armés terroristes. En parfaite coordination avec les unités terrestres et les vecteurs aériens, les forces de défense ont mené de nombreuses opérations sur l'ensemble du territoire, infligeant des pertes sévères à l'ennemi et récupérant un arsenal militaire considérable.
Motos des terroristes
L'opération "Tourbillon" : un tournant décisif
Le 28 février, le 20e Bataillon d'Intervention Rapide (BIR) a marqué une avancée décisive dans la région de Gayérie. Après plusieurs jours de combats intensifs, les troupes burkinabè ont réussi à déloger un bastion terroriste stratégique, situé à une vingtaine de kilomètres de la localité. Une tentative de renforts ennemis a été anéantie par une frappe aérienne précise, consolidant ainsi la victoire des forces loyalistes.
Des frappes aériennes décisives et des opérations terrestres résolues
Tout au long du mois de février, les unités militaires ont multiplié les actions offensives. Le 25 février, une alerte a conduit les vecteurs aériens à frapper une colonne terroriste à Bango, dans la région de Ouahigouya. Une première frappe a décimé les assaillants, tandis qu'une seconde a neutralisé un groupe tentant de fuir.
Le même jour, une attaque ennemie sur un poste avancé de Sollé a été repoussée avec brio, forçant l'ennemi à battre en retraite et à abandonner du matériel militaire. Parallèlement, le détachement de Lankoué a mené des opérations offensives contre des groupes criminels, tandis que dans la zone de Bourasso, une mission de récupération de bétail volé s'est soldée par un franc succès.
Le 23 février, une vaste concentration de terroristes a été repérée vers Tin-Akoff, dans la zone des trois frontières. Une attaque aérienne planifiée avec précision a semé la panique dans les rangs ennemis. Les frappes des avions de chasse, suivies d'interventions de drones de combat, ont anéanti les forces hostiles et permis la saisie d'un important stock d'armements.
Des victoires stratégiques sur tout le territoire
D'autres théâtres d'opérations ont également enregistré des succès majeurs. Le 21 février, une tentative d'attaque terroriste à Sollé a été vigoureusement contrée, tandis que le lendemain, dans la zone de Ouanobia, un groupe criminel a été intercepté et neutralisé. Ces opérations ont non seulement affaibli les capacités de nuisance des terroristes, mais aussi restauré une partie des biens pillés aux populations locales.
Par ailleurs, à Sanaba, dans la Boucle du Mouhoun, une embuscade tendue le 17 février a permis de neutraliser plusieurs criminels et de récupérer du matériel militaire. La même journée, à Diapaga, une offensive contre un poste avancé des forces armées a tourné à l'avantage des troupes burkinabè.
Un engagement inébranlable pour la sécurisation du territoire
Les forces de défense du Burkina Faso, fidèles à leur mission de sauvegarde de l'intégrité territoriale, ont poursuivi leur dynamique de reconquête. Le 14 février, une intervention aérienne rapide a mis en déroute un groupe de criminels dans la région du Centre-Nord, tandis que le 12 février, une embuscade à Diassankui et Kié a permis la neutralisation de plusieurs terroristes.
Du 10 au 11 février, dans la Boucle du Mouhoun, les unités du 10e BIR ont mené des actions offensives de grande envergure, infligeant des pertes significatives à l'ennemi. Le 9 février, une attaque à Fonguen a été promptement contrée par une riposte aérienne précise, suivie d'une opération terrestre menée par l'unité "Fantôme".
Ces opérations, menées avec une rigueur exemplaire et une parfaite coordination entre les différents corps de l'armée, témoignent de la détermination des Forces combattantes à éradiquer la menace terroriste. Dans un contexte sécuritaire complexe, elles affichent une résilience remarquable et réaffirment leur engagement indéfectible aux côtés des premières autorités du pays pour rétablir la paix et la sécurité au Burkina Faso.
Ce mardi, le procès impliquant le président du Tribunal de grande instance de Banfora et ses coaccusés, poursuivis pour une escroquerie immobilière estimée à 108 millions de francs CFA, a été reporté au 18 avril prochain. L’affaire, initialement prévue au TGI de Banfora, reste suspendue dans l’attente de la décision de la Cour de cassation, qui doit statuer sur la compétence juridictionnelle applicable au magistrat Sidaty Yoda.
Tribunal de grande instance de Banfora
Un système frauduleux bien orchestré
Les arrestations résultent d’une plainte déposée contre le magistrat et ses complices, concernant une escroquerie initialement évaluée à 9 085 000 francs CFA. L’enquête préliminaire a révélé l’existence d’un système frauduleux organisé avec soin. Selon l’accusation, les suspects repéraient des parcelles non bâties, prétendument non attribuées, dans la ville de Banfora, afin de dénicher de potentiels acheteurs. Dans ce montage, le magistrat Yoda facilitait les transactions en délivrant des actes de vente et des ordonnances judiciaires, instruments qui permettaient la mutation des droits réels et, de fait, la concrétisation de l’escroquerie.
En suspens, une affaire aux enjeux institutionnels
La décision attendue de la Cour de cassation revêt une importance capitale pour la suite de la procédure. Tant que cette décision n’est pas rendue, le procès demeure suspendu, laissant en suspens une affaire qui secoue la confiance dans les institutions judiciaires locales. Ce report intervient à un moment où la transparence et l’intégrité des responsables judiciaires sont scrutées de près par l’opinion publique.
Un dossier qui interroge et mobilise
Ce renvoi de procès met en lumière la complexité des mécanismes frauduleux et souligne l’importance d’une justice rigoureuse pour lutter contre la corruption et protéger les intérêts des citoyens. Les observateurs juridiques rappellent que ce type d’affaire, touchant directement aux rouages de la justice, nécessite une clarification rapide des compétences juridictionnelles afin de garantir le bon déroulement de la procédure.
Alors que l’attente se prolonge, la suspension du procès laisse espérer qu’une décision prochaine de la Cour de cassation permettra de remettre sur les rails une procédure judiciaire indispensable pour restaurer la confiance dans l’appareil judiciaire de Banfora.
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