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Ouagadougou accueille la réunion des ministres des Affaires étrangères de l’AES : une étape décisive vers la 2ᵉ session du Collège des Chefs d’État

Publié le

 

La capitale burkinabè a servi, mercredi, de cadre à l’ouverture de la réunion des ministres des Affaires étrangères de la Confédération des États du Sahel (AES). Les travaux ont été lancés par le chef de la diplomatie burkinabè, Jean-Marie Traoré, en présence de ses homologues du Mali, Abdoulaye Diop, et du Niger, Bakary Yaou Sangaré, venus affiner les orientations stratégiques de la jeune Confédération.

 

Les ministres des Affaires étrangères de l’AES
Les ministres des Affaires étrangères de l’AES

Accueillant ses pairs en « terre de lutte et de dignité », Jean-Marie Traoré a transmis les salutations fraternelles du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré. Il a souligné que cette rencontre préparatoire s’inscrit dans la droite ligne de la 2ᵉ session du Collège des Chefs d’État de l’AES, prévue les 22 et 23 décembre 2025 à Bamako, rendez-vous considéré comme déterminant pour la consolidation de l’architecture institutionnelle sahélienne.

 

Une dynamique fondée sur les trois piliers : Défense, Diplomatie et Développement

 

Les ministres ont exprimé leur satisfaction quant au travail accompli par les experts des trois pays, qui ont passé deux jours à finaliser des documents jugés centraux à la mise en œuvre de la feuille de route du Président en exercice de l’AES, le Général d’Armée Assimi Goïta. Cette feuille de route repose sur un triptyque stratégique — Défense, Diplomatie, Développement — qui guide depuis 2024 la montée en puissance de la Confédération.

 

À cet égard, le ministre Traoré a rappelé les avancées majeures enregistrées depuis la création de l’AES en juillet 2024 : la mise en place de la Force unifiée, la naissance de la Banque confédérale pour l’Investissement et le Développement, l’installation du Parlement de l’AES, ainsi que l’ouverture de nombreux chantiers institutionnels destinés à structurer durablement l’organisation.

 

Il a fermement dénoncé les « campagnes de désinformation » visant à saper la crédibilité de l’AES, notamment au Mali, accusant leurs instigateurs de chercher à « affaiblir la souveraineté sahélienne ». Le Burkina Faso, a-t-il réaffirmé, demeure solidaire du Mali et du Niger « face aux actions subversives appuyées par des supplétifs terroristes ».

 

Solidarité sahélienne et diplomatie coordonnée

 

Dans son intervention, le ministre malien Abdoulaye Diop a exprimé la profonde gratitude de son pays envers le Burkina Faso et le Niger pour leur soutien constant durant la récente crise traversée par le Mali. Il a tenu à saluer particulièrement le geste du Niger, qui a fourni plusieurs dizaines de citernes de carburant escortées conjointement par les forces des trois nations.

 

Abdoulaye Diop a également condamné ce qu’il qualifie de « terrorisme médiatique » mené selon lui par certains médias occidentaux, accusés de relayer la propagande des groupes terroristes tout en occultant les « victoires significatives des Forces armées de l’AES ».

 

Sur le plan diplomatique, les trois ministres ont salué la coordination exemplaire des missions diplomatiques à l’international, ainsi que le renforcement de la libre circulation au sein de l’AES. Ils ont également mis en avant la dynamique d’intégration régionale illustrée par l’ambition de faire de la Confédération un espace sans visa pour les ressortissants de la CEDEAO.

 

Le Mali, toutefois, a regretté l’absence de suite donnée par la CEDEAO aux ouvertures de dialogue formulées à Bamako le 22 mai 2025.

 

Des projets structurants en marche

 

Les ministres ont souligné les avancées dans plusieurs domaines stratégiques : la création d’une compagnie aérienne confédérale, la mise en œuvre du prélèvement confédéral, le déploiement du free roaming AES, la coordination entre les télévisions nationales, ainsi que la définition de l’identité visuelle et sonore de la Confédération — drapeau, logo et hymne.

 

Ils ont réaffirmé leur engagement à formuler des recommandations « ambitieuses et fédératrices » destinées à renforcer l’intégration sahélienne et à répondre avec efficacité aux aspirations profondes des populations.

 

Des travaux ouverts sous le signe de l’optimisme

 

C’est sur une note empreinte d’optimisme qu’Abdoulaye Diop a officiellement déclaré ouverts les travaux de cette réunion ministérielle, considérée comme l’un des derniers jalons avant le futur sommet de Bamako, où les Chefs d’État donneront une nouvelle impulsion politique à la Confédération des États du Sahel.

 

Saidicus Leberger

Pour Faso Patriotes TV

 

 

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