Brescia – Ouagadougou : l’élan patriotique des jeunes Bissa à travers l’association Wôkankoke
Dans un geste à la fois symbolique et concret, l’Association Wôkankoke – qui signifie « On est ensemble » en langue bissa – regroupant une vingtaine de jeunes Burkinabè vivant à Brescia, en Italie, a offert ce vendredi 03 tonnes de ciment à l’Initiative présidentielle Faso Mêbo, et n’a pas hésité à se retrousser les manches sur le chantier pour prêter main forte aux ouvriers. Ce geste, d’apparence modeste, résonne pourtant comme un puissant témoignage de solidarité, de patriotisme et d’engagement diasporique.
Une diaspora mobilisée autour du Faso
Depuis son lancement, l’Initiative présidentielle Faso Mêbo, portée par le Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim Traoré, ne cesse de rallier les énergies autour de la grande cause nationale : bâtir, de nos propres mains, un Burkina Faso souverain et prospère. Cet appel lancé à tous les Burkinabè – de l’intérieur comme de la diaspora – trouve un écho grandissant au-delà des frontières.
Les jeunes Bissa de Brescia, à travers leur association Wôkankoke, incarnent parfaitement cette vision. Leur action dépasse la simple remise d’un don matériel : elle traduit la volonté de Burkinabè de l’étranger de s’associer à l’œuvre de construction nationale, avec leurs moyens mais surtout avec leurs convictions.
« On est ensemble » : un nom qui devient acte
« Répondant à l’appel du Président du Faso à travers l’Initiative présidentielle Faso Mêbo, nous, jeunes Bissa vivant en Italie de l’association Wôkankoke qui signifie on est ensemble, avons décidé non seulement de répondre présent en apportant notre modeste contribution de trois tonnes de ciment, mais aussi de prêter main forte sur le terrain pour qu’ensemble nous construisions le Burkina Faso », a déclaré Issa Sambaré, représentant du président de l’association.
Ces mots, empreints de simplicité et de profondeur, illustrent bien l’esprit de cette mobilisation : la conviction que nul effort n’est insignifiant dès lors qu’il s’inscrit dans une démarche collective.
Un geste porteur de sens
En choisissant non seulement d’apporter du ciment mais également de participer physiquement aux travaux, les jeunes de Wôkankoke rappellent qu’un projet de société se bâtit autant par les ressources financières et matérielles que par la sueur et l’implication directe.
Ce choix de descendre sur le chantier, aux côtés des ouvriers et des volontaires locaux, confère à leur geste une portée symbolique : celle d’une diaspora qui refuse de rester spectatrice, qui veut vivre le chantier national comme une expérience partagée et non comme un projet lointain.
Un appel à la conscience collective
Au-delà de leur contribution, les membres de l’association ont lancé un vibrant appel à l’ensemble des Burkinabè, où qu’ils se trouvent.
« Nous appelons tous les Burkinabè d’ici et d’ailleurs à prendre conscience de la portée de cette initiative, à la soutenir, car c’est ensemble que nous bâtirons un Faso plus fort et plus juste », a insisté Issa Sambaré.
Ce message vient rappeler que l’Initiative Faso Mêbo n’est pas une affaire d’État seulement, mais une aventure populaire qui réclame l’adhésion de toutes les composantes de la société.
L’esprit Faso Mêbo gagne du terrain
De Ouagadougou à Brescia, de Bobo-Dioulasso à Montréal, les signes de soutien et de participation à Faso Mêbo se multiplient. Chaque don, chaque coup de main, chaque engagement vient nourrir l’élan collectif et renforcer la conviction que le destin du Burkina Faso est d’abord entre les mains de ses fils et filles.
En offrant trois tonnes de ciment, les jeunes Bissa de Brescia n’ont pas seulement contribué à la construction d’infrastructures : ils ont apporté leur pierre à la construction d’une identité nationale fière, unie et résolument tournée vers l’avenir.
Quand l’exil se transforme en force pour la patrie
Le geste de Wôkankoke illustre enfin une vérité essentielle : la diaspora burkinabè, loin d’être une périphérie, constitue un moteur de développement et une force vive pour le pays.
À travers leur mobilisation, ces jeunes montrent que l’attachement à la patrie ne se mesure pas à la distance géographique, mais à la profondeur du lien culturel et moral qui unit chaque Burkinabè à sa terre d’origine.
Un chantier matériel, un chantier moral
À l’heure où les premières pierres de Faso Mêbo s’érigent, l’exemple des jeunes Bissa d’Italie sonne comme une invitation à la responsabilité collective. Car au-delà des briques, des ciments et des murs, c’est l’édifice moral d’un Burkina Faso nouveau qui se construit.
Et dans cet édifice, chaque Burkinabè, qu’il soit à Ouagadougou, à Bobo ou à Brescia, a une place, une mission et une responsabilité.
Saidicus Leberger
Pour Faso Patriotes TV
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